Levallois : "Une police à l'os, une gendarmerie à l'os et une armée à l'os", déplore Philippot

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Pour le vice-président du Front national, invité mercredi d'Europe 1, le dispositif anti-terroriste a atteint ses limites.

INTERVIEW

L'attaque de Levallois-Perret, contre six militaires fauchés par un automobiliste, interroge la pérennité du dispositif Sentinelle, les soldats étant à leur tour devenus des cibles. "Le dispositif n'est pas idéal", estime pour sa part Florian Philippot, le vice-président du Front national, invité jeudi de la matinale d'Europe 1.

Un dispositif à bout de souffle. "Ça pèse sur l'entrainement des hommes, ils sont nombreux, ça en mobilise beaucoup", relève ce proche de Marine Le Pen. "On pourrait imaginer que ce soit une mission de la police ou de la gendarmerie, le problème c'est qu'en France vous avez une police à l'os, une gendarmerie à l'os et une armée à l'os", dénonce-t-il.

"Il faut d'abord et avant tout annuler la baisse du budget de l'armée cette année. Une réduction de crédit de 850 millions d'euros a été prévue. C'est inadmissible, c'est même dangereux. Il faut annuler cette annulation en quelque sorte", s'indigne encore Florian Philippot, alors même que, dans le cadre du plan d'économie présenté par Bercy, l'exécutif a demandé à la Défense de s'en tenir au budget voté sous la précédente majorité, obligeant les militaires à dégager 850 millions d'euros pour rentrer dans les clous d'ici à la fin de l'année.

Supprimer les régularisations. Florian Phillipot veut également dénoncer "le grand laxisme" du nouveau pouvoir, "qui entraîne toujours le chaos". "Les profils sont quand même toujours les mêmes", pointe-t-il. "Là, nous sommes face à un ressortissant algérien qui était en situation irrégulière en 2009, il a été régularisé […] Je rappelle que de notre point de vue la régulation doit être supprimée, quand un homme ou une femme est en situation clandestine irrégulière en France, il doit être reconduit à la frontière, une frontière qui sera de nouveau existante puisque nous n'avons plus, aujourd'hui, de frontière nationale !", insiste-t-il, martelant l'un des crédos du Front national. 

La menace islamiste. "Deuxième grande naïveté : c'est face au fondamentalisme islamiste, l'idéologie qui arme le terrorisme", relève encore l'eurodéputé, pour qui  "nous sommes face à une série de capitulations au quotidien". "Quelques mosquées radicales ont été fermées, il y en a 120 identifiées par le ministère de l'Intérieur, peut-être bien plus, elles devraient toutes être fermées", conclut-il.