Législatives : EELV laisse 40% de circonscriptions à des candidatures de "rassemblement"

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Législatives : EELV laisse 40% de circonscriptions à des candidatures de "rassemblement"
Les écologistes ont décidé de laisser 40% des circonscriptions libres de désignations dans le cadre de l'ouverture et du rassemblement écologiste.@ ALAIN JOCARD / AFP
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Europe Ecologie-Les Verts a adopté dimanche une motion de cadrage prévoyant de laisser 40% des 577 investitures pour les législatives à des "candidatures de rassemblement" issues de la société civile.

"Les écologistes ont décidé de laisser 40% des circonscriptions libres de désignations dans le cadre de l'ouverture et du rassemblement écologiste", assure EELV dans sa motion de cadrage, votée à la majorité moins quatre voix par son conseil fédéral, le parlement du parti.

Adhérer à la "plateforme écologistes d'investiture". Par ailleurs les quelques 350 investitures approuvées dimanche "restent ouvertes à la possibilité d'évoluer, en accord avec la région concernée, pour favoriser la dynamique de rassemblement". L'ensemble des investitures seront closes au plus tard le 12 mars 2027.

Les conditions pour pouvoir se présenter au nom d'EELV sont l'engagement de siéger dans le même groupe à l'Assemblée et d'adhérer à "la plate-forme écologistes d'investiture". Cette dernière prévoit entre autres le fédéralisme européen, la proportionnelle, la sortie du nucléaire, un projet de société alternatif à la société de consommation, la réduction et le partage du temps de travail, mais aussi la lutte contre les discriminations ou le maintien des services publics.

Convergences avec la société civile. EELV, qui souhaite "construire des convergences avec la société civile au coté de laquelle nous sommes dans les luttes et dans les propositions", a lancé un appel à candidature chez "les défenseurs des animaux", les "ZADistes de Roybon ou Notre-Dame-Des-Landes", les "agriculteurs qui défendent leur santé contre les pesticides" ou encore "celles et ceux qui mènent des luttes sociales".  La motion adoptée dimanche rappelle que le Congrès écologiste au printemps avait exclu "tout accord même technique avec l'appareil du Parti socialiste", comme cela avait été le cas en 2012. A l'époque, le parti écologiste avait formé le premier groupe de son histoire à l'Assemblée nationale.