Le protocole de Montréal a réussi à protéger la couche d'ozone

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Adopté il y a 20 ans tout juste, le protocole de Montréal qui vise à éliminer les substances nocives pour la couche d'ozone a montré son efficacité. D'ici une cinquantaine d'années, la couche d'ozone pourrait en effet retrouver sa taille de 1980, prouvant que l'hémorragie est au moins stoppée. Un modèle de mobilisation internationale pour l'environnement qui a porté ses fruits.

En 20 ans, le protocole de Montréal a rempli 95% de ses objectifs. Adopté le 16 septembre 1987, il unit aujourd'hui 186 pays dans un même but : préserver la couche d'ozone. Pour cela, cette convention internationale a interdit et remplacé progressivement la production et l'usage des substances nocives pour la couche d'ozone. Il s'agit notamment des gaz chimiques utilisés dans les systèmes de froid comme les réfrigérateurs ou les climatiseurs mais aussi les aérosols et les solvants industriels qui attaquent les molécules d'ozone et laissent passer trop largement le rayonnement du soleil.

La communauté scientifique estime désormais que la couche d'ozone pourrait d'ici une cinquantaine d'années retrouver un état "voisin" de celui de 1980. Quelque 100 millions de cancers de la peau supplémentaires auraient également été contractés d'ici à 2020 sans la mise en place de ces mesures d'interdictions draconiennes au niveau mondial. Car le protocole de Montréal est avant tout un modèle de mobilisation internationale qui a montré son efficacité et ce même si toutes les substances nocives à la couche d'ozone n'ont pas totalement disparu. Un modèle qui pourrait en tous cas inspirer les signataires du protocole de Kyoto, consacré à la lutte contre l'effet de serre. Et qui lui patine.