Le Drian : "la France a frappé Daech en Syrie" une deuxième fois

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Le ministre de la Défense a annoncé une deuxième frappe française, vendredi sur Europe 1.

INTERVIEW

Pour la deuxième fois, l'aviation française a mené une frappe sur le territoire syrien. "La France a frappé Daech en Syrie cette nuit, à Raqqa. Ce n'est pas la première fois, ce n'est pas la dernière fois", a annoncé Jean-Yves Le Drian, vendredi sur Europe 1. "Nous avons frappé parce que nous savons qu'il y a en Syrie, en particulier dans les environs de Raqqa, des centres de combattants étrangers dont la mission n'est pas d'aller combattre pour Daech sur le Levant, mais de venir en France, en Europe, pour commettre des attentats", a expliqué le ministre de la Défense au micro de Jean-Pierre Elkabbach.

"Des Rafale français ont délivré des bombes sur ce camp d'entraînement et les objectifs ont été atteints. Je remercie et félicite les pilotes français pour cette opération", a poursuivi Jean-Yves Le Drian. "Il y avait deux Rafale frappeurs plus des Rafale d'accompagnement", a-t-il précisé.

"80 à 90%" des actions militaires russes "ne visent pas Daech". Interrogé sur l'intervention de l'armée russe en Syrie, Jean-Yves Le Drian a estimé que "80 à 90%" des actions militaires russes "ne visent pas Daech. Elles visent en priorité la sécurité de Bachar al-Assad". Une déclaration qui va dans le sens des affirmations de Washington cette semaine.

"C'est Daech notre adversaire principal". Le groupe Etat islamique ou Bachar al-Assad, qui est le plus grand ennemi de la France ? "La menace pour la France, c'est Daech", a tranché Jean-Yves Le Drian. "C'est en Syrie que s'organisent potentiellement des attentats, que s'organise la formation de combattants étrangers dont la mission est de venir nous frapper ici". "Bachar, c'est l'ennemi de son peuple depuis longtemps", a ajouté le ministre. "Bachar est le point de départ du chaos. Bachar a éliminé 250.000 Syriens. Bachar assassine son peuple", a-t-il énuméré. Toutefois, "nous estimons que c'est Daech notre adversaire principal", a-t-il martelé.

"Ne pas faire de victimes collatérales". Les frappes en Syrie risquent-elles de provoquer des victimes civiles ? "Daech s'est organisé de telle sorte que des enfants, des femmes, des civils soient en première ligne. Les responsables se cachent dans des écoles, des mosquées, des hôpitaux, ce qui rend l'action de la coalition en Irak et l'action de la France et d'autres partenaires en Syrie difficile, parce que nous ne souhaitons pas faire de victimes collatérales", a admis Jean-Yves Le Drian. "Nous sommes donc très exigeants sur les cibles que nous avons l'intention de viser, en étant en même temps très exigeants sur la nécessité de combattre Daech".

L'interview intégrale de Jean-Yves Le Drian :