Lagarde (UDI) : "le FN reste xénophobe, raciste et antisémite"

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Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, était vendredi l'invité d'Europe 1. 

INTERVIEW

"Il n'y a pas de différences sur le fond entre eux. Marine Le Pen n'a jamais expliqué ce qui les différenciait". Alors que se tient vendredi un bureau politique du FN sur le "cas" Jean-Marie Le Pen, Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, peine à croire à la rupture entre la présidente du FN et son père.

"Le FN reste un parti xénophobe, raciste et antisémite. Pendant 20 ans, Marine Le Pen n'a rien dit sur les propos de son père. C'est se moquer du monde. Elle a même accepté de lui succéder", tacle le leader centriste, invité d'Europe 1. 

Deux sortes de migrants. Interrogé sur l'immigration, thème de prédilection du FN, Jean-Christophe Lagarde réclame par ailleurs une "politique globale" : "il faut mettre des moyens humains pour accélérer les études de demandes d'asile. Si elles ne sont pas justifiées, on reconduit". Selon le centriste, il y a deux types de migrants. "Les victimes de ce qu'il se passe dans leur pays. Il faut rapidement étudier leur cas et leur permettre d'intégrer la société française. Et l'immigration économique, que l'on ne peut pas se permettre". 

Sur les dossiers économiques, le président de l'UDI a prôné vendredi une "sortie amicale de la Grèce de la zone euro". Selon lui "cela donnerait une bouffée d'air au pays. Une monnaie plus faible redonnerait de la chance à son économie".

"L'UMP ne gagne plus sans nous". Sur le plan politique, l'UDI espère continuer à peser au sein de l'opposition. S'il n'a pas tranché la question d'une candidature à la primaire de droite en vue de la présidentielle, Jean-Christophe Lagarde se réjouit de l'influence grandissante de son mouvement.

"Hier, l'UMP gagnait sans nous. Aujourd'hui, nous ne gagnons pas sans eux, mais il ne gagne plus sans nous non plus", résume-t-il, regrettant toutefois : "il y a des gens au sein des Républicains qui ne voient pas ce qui a changé". Les deux formations sont actuellement en plein débat sur le nombre de têtes de liste à accorder à chaque parti pour les régionales.