La députée Frédérique Dumas quitte LREM pour l'UDI

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La députée Frédérique Dumas quitte LREM pour l'UDI
Frédérique Dumas rejoint les rangs de l'UDI. @ JACQUES DEMARTHON / AFP
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La députée des Hauts-de-Seine Frédérique Dumas quitte le parti présidentiel pour l'UDI, en raison de "déceptions profondes". 

La députée des Hauts-de-Seine Frédérique Dumas a annoncé dimanche soir qu'elle quittait La République en marche pour rejoindre l'UDI, ainsi que le club de Xavier Bertrand, La Manufacture. "Il s'agit, bien sûr, de l'expression de déceptions profondes et les raisons de ce choix de quitter la majorité, que je fais avec tristesse, sont toutes mûrement réfléchies", a annoncé la députée dans un courrier à ses administrés.

"Je ne quitte pas Emmanuel Macron". Dans sa lettre, Frédérique Dumas précisé qu'elle "quitte La République en marche, pas Emmanuel Macron". "J'ai fait part depuis des mois, et cela à tous les niveaux, de mes inquiétudes, puis de mes incompréhensions. Je n'ai pas été entendue. J'ai exprimé par ailleurs certains de mes désaccords publiquement. On me l'a reproché", fait-elle valoir. La députée, productrice de cinéma de profession et qui était coordinatrice d'un groupe de travail parlementaire sur l'audiovisuel public, avait déjà critiqué publiquement en juin la décision de la ministre de la Culture de supprimer de la TNT la chaîne France 4.

"Aucun débat, aucun échange". "Le travail de fond que nous avons mené a donné lieu, à l'issue d'une grande concertation avec les acteurs du secteur, à un rapport cosigné par six autres députés. Or, ce travail (...) a tout simplement été balayé du revers de la main par le Premier ministre", déplore-t-elle, en constatant qu'"il n'y a eu aucun débat, aucune discussion, aucun échange". La parlementaire regrette en outre qu'un autre de ses chevaux de bataille, l'éducation artistique et culturelle, ne fasse pas l'objet d'"avancées significatives". "Ne souhaitant pas me laisser condamnée à l'impuissance, ne pouvant accepter une mission, même si elle me tient profondément à cœur, en échange de mon silence, comme il m'était implicitement demandé, je n'avais qu'un seul choix : partir", se défend Frédérique Dumas.