Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères, passe la main au Conseil régional de Bretagne

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Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères, passe la main au Conseil régional de Bretagne
Le ministre n'est plus président de la région Bretagne.@ DAMIEN MEYER / AFP
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Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères a officiellement démissionné de ses fonctions de président de la région Bretagne vendredi.

Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, a officiellement fait part vendredi de sa démission de la présidence du Conseil régional de Bretagne, comme il s'y était engagé. "En accord avec les engagements du président de la République mais aussi en conformité avec mes convictions personnelles, je vous fais part de ma démission de ma responsabilité de président du Conseil régional", a t-il déclaré, citant une lettre adressée vendredi au premier vice-président de la région Loïg Chesnais-Girard, et rendue publique lors d'une conférence de presse à Rennes. 

Il reste conseiller régional. "Le président de la République m'a confié une mission importante au service de notre pays et au service de la place de la France dans le monde. Cette responsabilité je la dois aussi à la Bretagne qui m'a fait", a t-il poursuivi. "Je quitte la présidence du Conseil régional mais je ne quitte pas la Bretagne puisque j'y habite (…) et que je reste conseiller régional", a t-il précisé, ajoutant que ses nouvelles missions de ministre étaient "pour une partie d'entre elles très concomitantes avec certains enjeux majeurs de la Bretagne", tels "la dimension européenne", "les enjeux du Brexit" ou encore le tourisme.



Son successeur élu le 22 juin. Loïg Chesnais-Girard, qui a secondé depuis 2015 Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, à la présidence de la région, est appelé à lui succéder lors d'un vote de l'assemblée régionale le 22 juin prochain. Jean-Yves Le Drian a de son côté rappelé qu'il avait été amené en 2015 à cumuler ses fonctions de président de la Bretagne et de ministre de la Défense du gouvernement de François Hollande en raison de "la nécessité impérieuse de la lutte contre le terrorisme". "Pendant une période intérimaire, j'ai du assumer les deux fonctions (...) mais (sous la présidence d'Emmanuel Macron, ndlr) ce n'était pas envisageable", a t-il souligné.