Référendum de Notre-Dame-des-Landes : pour Nicolas Hulot, c'est au gouvernement de prendre ses responsabilités"

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Nicolas Hulot s'est dit "attristé", lundi, sur Europe 1, du résultat du référendum sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Mais il en accepte l'issue.

INTERVIEW

C'est peu dire que le résultat du référendum sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dimanche, n'a pas plu aux écologistes. Les partisans du projet ont en effet approuvé à 55,17% des voix un chantier dont ils ne veulent pas entendre parler. "Je suis attristé, triste de la décision", a ainsi déclaré Nicolas Hulot, lundi, au micro d'Europe 1. Pas question pour lui, néanmoins, de contester l'issue de la consultation. "On ne peut pas demander d'aller voter et après, si le résultat ne nous plaît pas, ne pas en tenir compte. En ce qui me concerne, je m'incline."

Un référendum en dépit du bon sens. Mais tous ne sont pas prêts à le faire. À Notre-Dame-des-Landes, les zadistes sont bien décidés à poursuivre la lutte contre le projet d'aéroport. "À partir du moment où il y a un référendum, qu'il a été massivement voté pour le oui, c'est au gouvernement de prendre ses responsabilités. Mais cela n'enlèvera pas la détermination de certains", prévient Nicolas Hulot. L'écologiste a rappelé les raisons pour lesquelles le scrutin est contesté, notamment le périmètre géographique limité au département de Loire-Atlantique. "Chacun sait que ce référendum a été fait en dépit du bon sens, sur un territoire qui n'est pas représentatif. Il fallait faire une consultation plus large." En outre, l'ancien présentateur d'Ushuaïa regrette "que des alternatives n'aient pas été proposées". "On en arrive à un tel degré de violence, d'opposition, c'est une démonstration que la démocratie participative ne fonctionne pas dans notre pays. On consulte les gens une fois que les décisions sont prises, on ne leur demande que de valider ces décisions."

L'écologie, "pas optionnelle". Plus largement, Nicolas Hulot appelle à donner plus d'importance aux questions environnementales. "Ce sujet n'est pas encore inscrit dans notre culture", déplore-t-il. "J'espère que dans les prochains mois, l'enjeu écologique refera surface, pour que chacun comprenne que ce n'est pas un enjeu optionnel. J'espère qu'on ne va pas le sous-traiter, ni le traiter à la marge." Un appel du pied, alors que l'hypothèse d'une candidature de l'écologiste à la présidentielle 2017 est régulièrement évoquée.