Affaire Fillon-Jouyet : le troisième homme défend Fillon

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Affaire Fillon-Jouyet : le troisième homme défend Fillon
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SOUTIEN - Antoine Gosset-Grainville a assisté au déjeuner entre Jean-Pierre Jouyet et François Fillon. Et il donne raison à l'ancien Premier ministre.

L'INFO. C'est l'homme dont on attendait la prise de parole. Antoine Gosset-Grainville était le troisième invité du déjeuner entre Fillon et Jouyet qui agite la classe politique depuis une semaine. Aujourd'hui avocat, il était auparavant le directeur de cabinet de François Fillon, et a travaillé avec Jean-Pierre Jouyet à la Caisse des dépôts. "Je suis proche des deux hommes", a-t-il reconnu mardi dans une interview au Figaro. Mais c'est à François Fillon qu'il donne raison.

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© Montage Reuters

"La secrétaire de Jouyet à l'Élysée a pris contact avec la mienne". "À aucun moment François Fillon n'a sollicité la moindre intervention de la part de Jean-Pierre Jouyet sur un quelconque sujet politique." Antoine Gosset-Grainville est "formel". Et parce que "beaucoup de choses ont été dites sur cette rencontre", il a souhaité "apporter [son] éclairage sur la manière dont les choses se sont passées."

A l'écouter, c'est bien le secrétaire général de l'Elysée qui est à l'origine de ce déjeuner. "En juin, la secrétaire de Jean-Pierre Jouyet à l'Élysée a pris contact avec la mienne, pour proposer un déjeuner à trois, François Fillon, lui et moi. J'ai soumis cette idée à François Fillon qui en a accepté le principe."

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"Ce déjeuner n'a pas porté sur des questions de politique nationale". Quant au contenu des discussions autour de la table, l'UMP n'a jamais été abordée, selon lui. "Ce déjeuner n'a pas porté sur des questions de politique nationale, encore moins sur les affaires de l'UMP. Sans que je puisse me souvenir mot à mot de la discussion d'un déjeuner qui s'est déroulé il y a cinq mois, je peux dire qu'aucun des propos tenus ne pouvait prêter à polémique. Compte tenu des fonctions de l'un et de l'autre, cela m'aurait frappé." Et de conclure : "je trouve infamant que l'on ait pu prêter à François Fillon des propos aussi éloignés de sa conception de l'engagement politique."