Gabon : Manuel Valls suggère un nouveau "décompte" des résultats

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Gabon : Manuel Valls suggère un nouveau "décompte" des résultats
Face à la crise post-électorale que traverse le Gabon, Manuel Valls suggère un nouveau décompte des votes.@ DOMINIQUE FAGET / AFP
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En pleine crise post-électorale au Gabon, Manuel Valls a adressé un message à Ali Bongo, le président gabonais dont la réélection est fortement contestée.

Le Premier ministre français Manuel Valls a suggéré mardi au président gabonais, Ali Bongo, un nouveau "décompte" des voix de l'élection présidentielle contestée au Gabon, que "la sagesse commanderait".

Un recomptage des résultats. Comme l'opposition gabonaise, l'Union européenne et les Etats-Unis, la France avait déjà demandé la publication des résultats de tous les bureaux de vote du Gabon (environ 2.500). "Il faut un processus électoral clair. Nous avons déjà eu cette expression, il y a contestations et doutes. Les observateurs européens sur place ont émis des critiques sur la base de faits objectifs. La sagesse commanderait de faire un nouveau décompte des résultats", a affirmé Manuel Valls sur RTL. "Mais aujourd'hui, notre priorité c'est la sécurité des 15.000 Français qui vivent et travaillent au Gabon", a-t-il poursuivi.

Les Français sont une priorité. Manuel Valls a par ailleurs demandé aux autorités gabonaises que "tout soit fait" pour retrouver "une quinzaine" de ressortissants français dont Paris est sans nouvelles dans le pays soumis à des troubles post-électoraux. "Nous sommes c'est vrai sans nouvelles de plusieurs de nos ressortissants, souvent binationaux franco-gabonais, une quinzaine sans doute de personnes. Nous demandons aux autorités gabonaises que tout soit fait pour les retrouver, c'est une exigence de notre part et nous espérons avoir le plus vite possible des informations les concernant".

Le candidat d'opposition Jean Ping, qui se déclare "président élu" et réclame un recomptage des voix, a lancé lundi un appel à une "grève générale" pour bloquer l'économie du pays. De son côté, le pouvoir refuse tout recomptage en arguant que la loi électorale ne le prévoit pas et invite l'opposition à se tourner vers la Cour constitutionnelle.