François Baroin : "François Bayrou a été le passager clandestin du socialisme"

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Pour le maire de Troyes, le ralliement de François Bayrou à Emmanuel Macron s'inscrit dans ce qu'a été la ligne politique du président du MoDem ces dernières années.

INTERVIEW

Le président du MoDem a tranché. François Bayrou, après des mois de suspens, a choisi de ne pas se présenter à l’élection présidentielle mais de rallier Emmanuel Macron. "C’est une grande clarté. François Bayrou a été le passager clandestin du socialisme depuis une vingtaine d’années. Il avait refusé de choisir entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Il avait appelé à voter François Hollande, c’est donc la deuxième fois qu’il votera François Hollande", a commenté François Baroin, le sénateur-maire de Troyes, invité jeudi de la matinale d’Europe 1, et pour qui Emmanuel Macron est l'héritier du quinquennat.

"Un retour vers la quatrième République". Pour François Baroin, Emmanuel Macron est un "socialiste de contrebande". "Il nous donne des leçons de morale sur les temps modernes. Sa petite agence de voyage, En Marche !, est un retour vers la quatrième République. Ça va être les petites tambouilles, la définition de la proportionnelle, les combines sur les négociations. Il choisit ses candidats sur catalogue, il imagine que l’on devient président de la République par Internet", a-t-il énuméré. "À droite, les gens ne se laisseront séduire par aucune aventure de cette nature", assure-t-il encore.

Deux candidats socialistes. "Aujourd’hui, c'est très clair. Vous avez deux candidats socialistes, Hamon des années 1970 et Macron-Bayrou des années 1950", ajoute également le sénateur de l'Aube, qui ne mâche pas ses mots à l'égard du maire de Pau. "François Bayrou c’est un homme à la mer depuis de nombreuses années, il est sur une embarcation où il n’y a plus de moteur et d’essence. C’est une triste destinée. D’une certaine manière, il s'est abîmé dans tous les sens du terme, il échoue aujourd’hui sur une plage qui n’est pas de sable blanc mais de galets".

"La dernière bouée de sauvetage". Pour ce sarkozyste, le renoncement de François Bayrou a se lancer dans une quatrième aventure présidentielle est aussi motivé par l'affaiblissement de sa formation politique. "Je pense qu’il n’était plus du tout certain de faire ses 5%, qu’il avait des problèmes d’argent, qu’il n’était pas certain non plus d’avoir ses signatures. Il se raccroche à la dernière bouée de sauvetage qui elle-même est la roue de secours de ce qui reste du hollandisme".