Fillon et la Sécu : "La proposition qu’on a faite va être retravaillée", assure Chartier

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Invité d'Europe 1, Jérôme Chartier, porte-parole de François Fillon, a assuré que la réforme très critiquée de la Sécurité sociale proposée par le candidat serait débattue.

INTERVIEW

La mesure la plus contestée de François Fillon sur l'assurance maladie a été retirée mardi de son site internet. Le candidat de la droite à la présidentielle proposait dans son programme de réserver la prise en charge par l'Assurance maladie aux seules pathologies lourdes et de longue durée, les autres soins relevant d'une assurance privée (mutuelle, assurance individuelle) à laquelle devraient souscrire les assurés.

"On l’a simplement retirée du site parce qu’il a annoncé qu’on allait faire une grande conférence sur le sujet en janvier", a argué au micro d’Europe 1, vendredi, son porte-parole, le député du Val d’Oise Jérôme Chartier. "Par conséquent, la proposition qu’on a faite va être retravaillée, il est normal qu’on ne la prenne pas pour argent comptant. Il la remet en débat", a-t-il ajouté.

Le déficit de l'assurance-maladie. Pour ce fidèle de l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, la proposition de son champion a été déformée par les polémiques. "Il y a une chose qui coinçait, c’est qu’on a commencé à s’intéresser aux détails au lieu de s’intéresser au principal. Le principal : c’est que la Sécu est en déficit. En plus, elle trahit son pacte de 1945", a-t-il estimé lors de son passage dans l’émission d’Anne Roumanoff, Ça pique mais c’est bon. Jérôme Chartier a notamment cité le cas de l’hépatite C pour justifier du bien-fondé, selon lui, de la proposition de François Fillon.

Pouvoir assumer des traitements coûteux. "En France, il y a 200.000 personnes atteintes de l’hépatite C. C’est une maladie difficile à guérir mais dont on peut guérir grâce à la médecine et grâce aux nouveaux médicaments en place depuis 2014. La seule chose, c’est que la Sécu n’a plus les moyens de les offrir aux Français parce que cela coûte 28.000 euros. Donc elle a offert le traitement à seulement 30.000 Français, et il y en a 200.000 qui attendent", a-t-il expliqué.

"On va faire en sorte de rappeler l’essentiel : la Sécu est là pour sauver les Français et faire en sorte qu’ils soient en bonne santé. Il faut qu’on trouve les moyens pour le permettre", conclut Jérôme Chartier.