Estrosi sur les migrants : "Nice n'est pas devenu Calais"

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 La tête de liste de l'UMP pour les régionales en Paca tient le gouvernement comme responsable de l'arrivée de migrants illégaux sur le sol français.

INTERVIEW

Choisi par Nicolas Sarkozy pour mener l'UMP lors des régionales en Provence-Alpes-Côte-d'Azur face à Marion Maréchal–Le Pen, le maire de Nice, invité vendredi d'Europe 1, s'est notamment exprimé sur la recrudescence de migrants illégaux retrouvés dans la région : "depuis le début de l'année, c'est 4.000 personnes, soit le double de l'année dernière. Mais Nice n'est pas devenu Calais. J'ai constitué un contre-pouvoir à un Etat socialiste qui ne joue pas son rôle. J'ai donc créé une force de dissuasion, avec des cameras et des arrêtés municipaux".

"Ce sont de pauvres malheureux". Interrogé sur la nature de cette immigration, l'édile de Nice juge qu'elle est "différente que celle que nous avons connu lors des dernières décennies. Ce sont des gens qui viennent de la corne de l'Afrique, d'Erythrée, ce sont de pauvres malheureux qui, aujourd'hui, cherchent à rejoindre leur communauté, qui sont plutôt dans le Nord de l'Europe. La France ne peut pas être un lieu de transit."

"Organiser un blocus avec une flotte aérienne et une flotte navale". Après avoir taclé le gouvernement en place, Christian Estrosi a rappelé que la France n'était pas le seul pays concerné, et que l'objectif est d'avoir, au niveau européen, "une force capable de couler les navires dans les ports où les passeurs essaient d'embarquer les migrants, mais nous devons aussi organiser un blocus avec une flotte aérienne et une flotte navale le long des côtes du sud. Enfin, nous devons frapper les passeurs partout en Afrique, où ils exploitent ces pauvres gens, au nom de la dignité humaine".

"Je vous fais le pari que Marion Maréchal–Le Pen sera candidate". En décembre prochain, Christian Estrosi défendra les couleurs de la droite en Paca. Et, selon les dernières rumeurs, son adversaire ne devrait finalement pas être Marion Maréchal-Le Pen. Un soulagement, alors que la jeune députée frontiste est créditée de très bons sondages ? "Oh vous savez, ce va et vient d'un membre de la famille Le Pen ne m'intéresse que très peu. Je vous fais même le pari qu'elle sera candidate. Mais pour moi, peu importe, je prendrai l'adversaire que l'on me désignera."

>> L'intégralité de l'entretien en vidéo :