Elections départementales 2015 : les résultats du premier tour

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Elections départementales 2015 : les résultats du premier tour
@ P. Pizarro / P. Defosseux, pld/soh/fh / AFP
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L'UMP EN TÊTE, LE FN EN FORCE - Découvrez les résultats du premier tour des élections départementales, dimanche 22 mars.

L'INFO. 43 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes dimanche 22 mars, pour désigner les nouveaux conseillers départementaux, lors du premier tour des élections départementales, autrefois nommées "élections cantonales".  Alors que l'on craignait une abstention record pour ce scrutin inédit, celle-ci est finalement moins forte qu'attendue puisque la participation est estimée à un peu plus de 50%, en hausse par rapport à 2011. Il y aura 314 triangulaires et une quadrangulaire au deuxième tour.

>> Découvrez les résultats de ce premier tour :

Premier-tour
La tendance : la droite en tête. L'UMP-UDI-Modem sort vainqueur de ce premier tour, devant le Front National et le Parti socialiste. 

Le score parti par parti. Selon le ministère de l'Intérieur, l'UMP et l'UDI obtiennent donc 27,5% des voix devant  le FN à 25% et le PS à 21,4%. Les divers droite seraient à 6,7%, le Front de gauche obtiendrait 6% des voix, les divers gauche 6,7%, et Europe Ecologie-Les Verts ne totaliserait que 2% des voix.

 

• Les candidats élus. Selon un pointage du ministère de l'Intérieur peu avant 22h, ont déjà été élus au premier tour 220 candidats de droite (soit 85 binômes), 56 de gauche et 8 FN.

• Les qualifications et éliminations. Le FN s'est qualifié pour le second tour dans près de 1.100 cantons sur 2.054, selon un décompte effectué dans la nuit. Le PS et ses alliés sont éliminés dans 524 cantons sur 2.054 au niveau national.

Les personnalités réélues dès le premier tour. Plusieurs personnalités politiques de premier plan ont été élues dès le premier tour. C'est le cas de Jean-Michel Baylet, le président du Parti radical de gauche (PRG), qui a annoncé sa réélection, avec 50,72% des voix, dans le Tarn-et-Garonne, qu'il préside depuis 1985. De même, Eric Ciotti, le président UMP sortant du Conseil général des Alpes-Maritimes, est réélu dès le premier tour dans son canton de Tourrette-Levens. Patrick Devedjian, le président sortant UMP du conseil général des Hauts-de-Seine, a lui aussi annoncé sa réélection dans son canton d'Antony

>> Les résultats dans les départements clés :

• Aisne : le FN pourrait l'emporter. Aux mains du PS depuis 1998, le département est à la portée du Front national, qui sera présent dans tous les cantons encore à attribuer, dimanche prochain. Un seul des 21 cantons en jeu, celui de Vic-sur-Aisne, a été emporté dès le premier tour par un binôme du FN. Souvent arrivé en tête, le parti frontiste recueille 38,7% des voix dans le département, la gauche 31% et la droite près de 30%.

• Allier : la gauche y croit. Dans ce département, l'un des deux derniers bastions communistes avec le Val-de-Marne, la majorité départementale résiste à la vague bleue et le second tour promet des duels serrés entre la gauche et la droite dans de nombreux cantons. "L'élection va se jouer sur un deuxième tour où nous avons toutes nos chances. Rien n'est perdu", veut croire le président sortant du conseil général, Jean-Paul Dufrègne.

Guerini

© ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

• Bouches-du-Rhône : le FN en tête. La forte poussée du parti frontiste explique aussi en partie le recul de l'ancien homme fort du PS local, Jean-Noël Guérini (photo), dont l'horizon s'est singulièrement assombri après l'élimination de plusieurs candidats de sa majorité dès le premier tour. Le FN est en tête du département avec 33,5% des suffrages et n'est absent que dans un seul des 29 cantons au second tour.

• Corrèze : au coude-à-coude. La gauche et la droite sont au coude-à-coude dans le fief de François Hollande. La gauche devra s'unir si elle veut avoir une chance de l'emporter au second tour dimanche 29 mars. La droite obtient, en effet, déjà quatre cantons, dont deux qu'elle arrache à la gauche. Le Front national est en retrait et ne sera pas présent au second tour.

• Essonne : le bastion socialiste menacé par la droite.  Le département de la grande couronne parisienne pourrait basculer dans l'escarcelle de la droite, après avoir déjà connu une hécatombe aux municipales. La gauche avait alors perdu les villes de Viry-Châtillon, les Ulis ou encore Palaiseau. Le scrutin s'annonce serré entre la gauche, en place depuis 1998, et la droite, tandis que le Front national entend jouer les trouble-fête au second tour.

• Finistère : la droite progresse, mais rien n'est joué. Dans ce bastion de la gauche, l'UMP-UDI progresse au premier tour, avec 33% des suffrages, ainsi que le Front national, qui recueille 15% des voix. Mais les socialistes pourraient bénéficier des reports de voix pour se maintenir.

• Gard : le FN premier. Le parti de Marine Le Pen est qualifié pour le second tour dans 22 des 23 cantons d'un département que le PS estime pouvoir sauver, malgré ses divisions. La droite, qui avait réalisé l'union entre l'UMP et l'UDI partout, a réalisé un score (22,2%) en deçà de ses espoirs mais espère aussi parvenir à faire la différence au second tour, en participant à neuf duels et quatre triangulaires.   

• Gironde : la gauche sauvée ? La gauche est en passe de préserver ce département, à la faveur de la dizaine de triangulaires où se maintient le FN, qui a fait une poussée notable, et du report de voix d'une gauche partie souvent divisée. L'union de la droite, partie en rangs serrés (UMP-UDI-MoDem-CPNT), ne dispose que d'un très faible réservoir de voix.

• Haute-Garonne : le PS résiste bien.  Dans un département où l'hégémonie du PS vieille de 70 ans semblait menacée, le parti résiste fort bien avec son seul allié radical de gauche totalisant 32,8% des suffrages exprimés, devant l'Union de la droite avec les divers droite (26,93%) et le Front National (22,32%). 

• Haute-Vienne : la gauche en position de force. Le Parti socialiste restait dimanche soir la force politique dominante, avec 25,54% des suffrages à l'issue du premier tour, devant un Front national qui frise les 20% mais semble devoir être battu partout au second tour.

• Ille-et-Vilaine : la gauche en tête dans la plupart des cantons. Malgré un binôme de droite élu au premier tour, celui d'Isabelle Le Calennec, porte-parole de l'UMP, la gauche sort en tête dimanche en Ille-et-Vilaine, tenant la corde des nombreux ballotages, face à une droite qui aura du mal à combler son retard.

Vallini

© JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

• Isère : vers une bascule à droite. Le département présidé jusqu'en 2014 par André Vallini, secrétaire d'Etat à la Réforme territoriale (en photo à gauche), devrait basculer à droite au vu des résultats du premier tour, marqué par une forte poussée du Front national. "Le département va basculer, oui", a affirmé l'actuel président du conseil général, le socialiste Alain Cottalorda, interrogé par Le Dauphiné Libéré. Lui-même a été éliminé dès le premier tour dans son canton de Bourgoin-Jallieu. André Vallini est lui en ballottage favorable dans son canton de Tullins, où il affrontera le FN.

• Loire-Atlantique : suspense total. Arrivé en deuxième position, avec 21,48% des voix, derrière l'union de la droite (33,09%), le Parti socialiste, isolé au premier tour, devra dépasser ses divergences récurrentes avec Europe Ecologie-Les Verts, notamment sur le dossier du transfert de l'aéroport de Nantes vers Notre-Dame-des-Landes, pour conserver le département. 

• Meurthe-et-Moselle : la gauche résiste. La gauche estimait dimanche être en mesure de conserver le contrôle du département lorrain, étant parvenue à se maintenir dans 21 cantons sur 23 au premier tour, malgré une poussée du FN.

• Nord : la fin du règne socialiste. C'est sans doute le plus grand choc de ce premier tour : le PS va perdre ce bastion qu'il détenait depuis 1998. Les candidats socialistes ont été éliminés dans 27 cantons sur les 41 que compte ce département, le plus peuplé de France. La droite unie UMP-UDI se qualifie pour le second tour dans 28 cantons contre 37 pour le FN, mais se retrouve en position de force, en raison du report probable des voix de gauche à son profit.

• Oise : le FN gagne le 1er tour mais... A l'échelle départementale, le parti de Marine Le Pen a viré en tête, avec 35,11% des suffrages devant la droite unie, qui frôle les 30% et l'union de la gauche, qui n'obtient que près de 20%, mais totalise 31% avec les DVG. Le pari de Marine Le Pen devrait néanmoins être battu presque partout au second tour par la droite avec le concours attendu des voix de gauche.

• Pas-de-Calais : des duels PS-FN à prévoir. Le Parti de la rose résiste et se qualifie dans 22 cantons sur les 33 pour lesquels un résultat définitif a été donné. Ses candidats affronteront au second tour de nombreux binômes FN: le parti d'extrême droite réalise un quasi sans faute en se qualifiant dans 32 cantons.

Le-Pen

© Marine Le Pen a voté dans la commune de Hénin-Beaumont, dimanche. (DENIS CHARLET / AFP)

• Pyrénées-Atlantiques : les troupes de Bayrou en reconquête. La gauche pourrait bien n'avoir gardé les rênes des Pyrénées-Atlantiques que l'espace d'un mandat tant la droite, fortement imprégnée de centrisme dans ce département où François Bayrou a arraché Pau au PS l'an dernier, apparaît en bonne posture de reconquête à l'issue du premier tour.

• Pyrénées-Orientales : le FN signe un carton. Avec 31% des suffrages, le FN s'est imposé comme le premier parti dans ce département, l'un des plus pauvres de France, où il fait vaciller une place forte de la gauche. Le parti de Marine Le Pen reste présent dans 16 des 17 cantons. Il peut disputer sept triangulaires et neuf duels, cinq contre la droite, quatre contre la gauche.

• Saône-et-Loire : bascule possible pour la droite. Dans ce département qui fut dirigé par l'ancien ministre Arnaud Montebourg, le chef de file de la droite Alain Accary s'est targué d'avoir enregistré "de très bons scores" dimanche. La droite est seule à se maintenir au second tour dans sept des 29 cantons. Huit triangulaires, dans lesquelles s'opposeront des binômes de gauche, de droite et du FN, sont prévues dimanche.

• Seine-Saint-Denis : duel droite-gauche serré.  Dans ce bastion historique de la gauche depuis sa création en 1968 et pré carré de Claude Bartolone, gauche et droite sont au coude à coude. Le PS, qui présentait des listes communes avec les écologistes dans la quasi totalité du département, est arrivé en tête dans 10 cantons sur 21, le PC, qui avait ses propres listes dans 3.

Baylet

© PASCAL PAVANI / AFP

• Tarn-et-Garonne : ça sera serré. Le FN arrive en pole position dans un département ancré depuis longtemps à gauche. Le second tour n'est pas pour autant gagné pour le parti frontiste qui devra faire face à des triangulaires compliquées. A noter également la victoire de Jean-Michel Baylet (photo) dès le premier tour. Le président sortant du conseil général a été réélu dans son canton de Valence d'Agen avec 50,72 des voix. 

• Val-de-Marne : l'espoir du PCF. Les communistes espéraient dimanche soir conserver ce département, l'un de leurs deux derniers fiefs avec l'Allier. "Aucun candidat de gauche n'a été éliminé lorsqu'il était sortant", s'est réjoui Christian Favier, président PCF sortant du conseil général, appelant "au rassemblement de tous" face à la droite. "Je n'ai aucun doute sur notre capacité à se rassembler pour conserver le département", a-t-il insisté.

• Var : carton plein pour le FN. En remportant le canton de Fréjus - une ville qu'il avait déjà gagnée aux municipales et aux sénatoriales - et en se qualifiant pour le second tour dans les 22 autres cantons du département, le FN a réussi son pari. Face à lui au second tour, le parti de Marine Le Pen trouvera dans 20 des 22 cantons restants des candidats UMP/UDI, des candidats de gauche ne se maintenant que dans deux cantons. 

• Vaucluse : le FN peut l'emporter au second tour. Le parti frontiste peut ambitionner de remporter la majorité des sièges dans le Vaucluse (où il devrait s'allier à la Ligue du sud au second tour). Joris Hebrard a d'ores et déjà remporté le canton du Pontet (58,2%) dès le premier tour. 

Infographie partis en tête par canton AFP

© Laurence Saubadu/Jules Bonnard, fh/abm/pld / AFP

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