Duflot prête à rejoindre Mélenchon

  • A
  • A
Duflot prête à rejoindre Mélenchon
@ AFP
Partagez sur :

LES SECRETS POLITIQUES - La victoire de Syriza en Grèce donne des ailes à la gauche radicale en France. Au point d'aller vers une alliance entre le Parti de gauche et les écologistes ?

Au lendemain de la victoire d'Alexis Tsipras et de son parti Syriza aux élections législatives grecques, la gauche de la gauche jubile en France. "Une très bonne nouvelle", a salué le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, lundi au micro d'Europe 1. Mais Syriza pourrait-il faire des émules dans l'Hexagone ? Et dans ce cas, qui sera le Tsipras français ? Jean-Luc Mélenchon, qui rêve d'une grande coalition de gauche alternative au PS, s'y voit déjà. Quant à l'écologiste Cécile Duflot, elle se dit prête à le rejoindre, en vue de l'élection présidentielle de 2017.

>> LIRE AUSSI - Grèce : ce qu'il faut savoir sur la victoire de Syriza

"Envisager une candidature commune" en 2017. Les appels du pied sont venus de Mélenchon. "Je veux que nous gouvernions ce pays pour refonder l'Europe. J'ai toujours voulu gouverner. Ça, je l'ai en commun avec Cécile Duflot : nous ne sommes pas de cette vieille gauche purement protestataire", a confié l'eurodéputé au Journal du dimanche. "En 2017, on peut envisager une candidature commune de ce nouvel espace".

Qu'en pense Cécile Duflot, qui avait participé lundi dernier à Paris à un meeting de soutien à Syriza, au côté de Mélenchon, du Parti communiste et de certains élus de la gauche du PS ? En novembre, l'ancienne ministre avait déclaré avoir "les épaules" pour être candidate à l'élection présidentielle. Mais selon les informations d'Europe 1, la députée EELV est prête à se ranger derrière Jean-Luc Mélenchon.

"L'effet Duflot". En coulisses, Cécile Duflot s'en amuse même : "est-ce que vous avez vu l'effet Duflot ? Jean-Luc a arrêté d'insulter Hollande". L'alliance reste désormais à concrétiser. En verra-t-on les premiers résultats dès les élections départementales de mars ?

>> LIRE AUSSI - Ils veulent tous surfer sur la vague Syriza