Michel Denisot : "Taubira n'avait qu'un patron, sa conscience"

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Le journaliste Michel Denisot a enregistré une émission avec Christiane Taubira samedi dernier. Elle lui avait alors annoncé sa démission.

INTERVIEW

Michel Denisot a peut-être été le premier journaliste à savoir que la garde des Sceaux allait démissionner. Samedi, le directeur de la rédaction de Vanity Fair France avait rencontré Christiane Taubira pour enregistrer une émission, "Conversation secrète avec Christiane Taubira", qui sera diffusée exceptionnellement mercredi soir sur Canal +. Dès ce jour là, alors que sa démission avait été actée par François Hollande, "elle a annoncé la fin de l'histoire à sa façon, en respectant les codes", a raconté le journaliste au micro d'Europe 1 midi mercredi. 

Une décision cohérente. "Elle a dit qu'elle était en train de dénouer les nœuds, qu'elle ne pouvait pas être sur le banc du gouvernement le 9 février", lorsque la loi de réforme constitutionnelle serait discutée au Parlement. Pour Michel Denisot, la décision de Christiane Taubira est cohérente avec son parcours politique. "Elle m'a dit qu'elle n'avait pas de patron, ou plutôt qu'elle n'en avait qu'un : sa conscience", a expliqué le journaliste. L'ancienne ministre de la Justice est désormais "libérée" selon lui : "Elle a envie de respirer un peu, de repartir en Guyane, de lire des livres et de regarder le ciel bleu pendant quelques temps."

Une personnalité "sincère". Alors que le départ de la garde des Sceaux ne laisse personne indifférent, Michel Denisot a, lui aussi, donné son avis sur Christiane Taubira. "Des personnalités politiques aussi sincères, sans retenue, sans communicants, qui n'écoutent qu'elles, j'en n'ai jamais vues", a t-il déclaré.