Delphine Batho dénonce "la confiscation du PS par une petite aristocratie"

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Delphine Batho, candidate surprise au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste, s'en prend sur Europe 1 à la direction actuelle du parti, coupable selon elle de vouloir le "confisquer".

INTERVIEW

Il y aura donc au moins une femme dans la course au poste de Premier secrétaire du PS. À la surprise générale, Delphine Batho s'est lancée dans cette conquête lundi. "Pas juste pour qu'il y ait une femme dans le casting" mais pour "révolutionner le système", explique-t-elle sur Europe 1. La députée des Deux-Sèvres dénonce "la confiscation du Parti socialiste par une petite aristocratie".

"C'est quand même fou, même d'un point de vue légal". "Ce qui est en train de se passer, c'est un congrès de confiscation du Parti socialiste par une petite aristocratie", lance l'ex-ministre de l'Écologie, qui parle même de "mafia", de "clique" et de "traficotage". "Cette confiscation atteint un sommet : il y a le congrès dont les médias parlent, celui qui aura lieu au mois d'avril, mais ils [la direction actuelle du parti] font un soi-disant congrès à la fin du mois de janvier pour changer les statuts du Parti socialiste. C'est quand même fou, même d'un point de vue légal", accuse l'élue.

"Ils veulent qu'aucun militant, aucun élu local, ne puisse déposer de texte, de candidature dans les débats du Parti socialiste s'il n'est pas déjà le représentant d'un courant existant". Et Delphine Batho de prendre un exemple concret, celui de Stéphane Hessel, l'icône des "Indignés", qui avait déposé sa propre motion pour le Congrès du PS à Toulouse, en 2012. "Ça, ce ne serait plus possible et je n'accepte pas cette situation".

"Pas candidate pour rajouter un clan". Assurant "regretter" les départs de personnalités telles que Benoît Hamon ou Manuel Valls l'an passé, Delphine Batho assure en conclusion : "Je ne suis pas candidate pour rajouter un clan à la liste de ceux que je dénonce".

Quatre autres candidats se sont déjà déclarés pour la présidence du parti : l'ancien ministre Stéphane Le Foll, le patron des députés PS Olivier Faure, le député du Val-de-Marne Luc Carvounas et le député européen Emmanuel Maurel. Julien Dray, lui, y "pense sérieusement". Il a jusqu'au 27 janvier pour se déclarer.