De Villiers : "Ce qui manque à la France, c'est un Poutine"

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De Villiers : "Ce qui manque à la France, c'est un Poutine"
La rencontre entre Poutine et de Villiers.@ REUTERS
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 INTERVIEW E1 - Philippe de Villiers dont le Puy du Fou va être décliné en Russie est fasciné par le dirigeant russe.

L'INFO. "Ce qui manque à la France, c'est monsieur Poutine. Je voudrais un Poutine aujourd'hui en France". Philippe de Villiers qui a quitté la politique pour le monde des affaires il y a quelques années n'a pas tari de louanges pour le chef du Kremlin dans un entretien accordé à Europe1 samedi soir.

Un tête à tête de 50 minutes avec le chef du Kremlin. Celui qui fût candidat à la présidentielle en 1995 et en 2007 revient, en effet, de Yalta où, en pleine crise ukrainienne, Vladimir Poutine, a trouvé 50 minutes dans son emploi du temps pour le recevoir au palais des tsars.

Le parc de loisirs vendéen du Puy du Fou cher à Philippe de Villiers doit, en effet, se décliner en Russie avec l'ouverture de deux parcs, dont l'un en Crimée.



De Villiers séduit par Poutine. Cette rencontre en tête à tête a visiblement emballé Philippe de Villiers : "Vladimir Poutine m'a fait une forte impression par son charisme, son ouverture d'esprit et sa prudence de mots et de vision", a expliqué Philippe de Villiers.

Réécoutez l'interview de Philippe de Villiers par Emmanuel Faux (après le journal, à partir de la 12ème minute) en cliquant ici.

"Un acte de paix". En cette période de tensions entre la Russie et les pays occidentaux, Philippe de Villiers a nié toute diplomatie parallèle mais a revendiqué "poser un acte de paix". Il a appelé l'Union européenne et les Américains à ne pas empêcher la coopération culturelle sinon "on entrerait dans un univers carcéral", selon lui.

Réfutant toute annexion de la Crimée, Philippe de Villiers s'est dit frappé, là-bas, par "l'absence de policiers et de militaires".

"Les politiciens français? Des petits coqs!". Philippe de Villiers a fermement exclu de faire un retour en politique devenu, selon lui, "un cloaque".

"Pour moi, la politique c'était sacrificiel", a-t-il dit avant de fustiger les politiciens français, ces "petits coqs sur des tas de fumier".