COP21 : Ségolène Royal va "s'activer pour qu'un maximum de pays viennent signer l'accord"

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Invitée du Grand Rendez-vous d'Europe 1, la ministre de l'Environnement est revenue sur la présidence de la COP21, qu'elle endosse jusqu'au passage de flambeau au Maroc.  

INTERVIEW

La ministre de l'Environnement Ségolène Royal a annoncé mercredi qu'elle allait prendre la présidence de la COP21, après le retrait de l'ex-ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius lundi soir. Cette annonce survient après une guéguerre vieille de plusieurs mois. Invitée dominicale du Grand Rendez-vous d'Europe 1, la ministre de l'Environnement prendra la présidence de la COP21 jusqu'au passage de flambeau au Maroc, pays hôte de la prochaine conférence sur le climat en novembre.

Prochain rendez-vous en avril. A la faveur du remaniement, le portefeuille de Ségolene Royal s'est élargi aux Relations internationales sur le climat. Dans le cadre de cette présidence, Ségolène Royal devra en particulier "faire en sorte que la COP soit ratifiée, et appliquée, tout en s’assurant qu’il n’y a pas de recul". Pour ce faire, la ministre explique qu'elle va "s'activer pour qu'un maximum de pays viennent signer l'accord le 22 avril" lors de la réunion qui se tiendra à l'ONU pour lancer le processus de signatures de l'accord de Paris sur le climat adopté en décembre.

"Des actions déjà engagées". La ministre de l'Environnement souhaite aussi "faire en sorte que d’ici 2020 - date d'entrée en vigueur de la COP21 - toutes les actions concrètes soient appliquées". Pour cela, elle met en avant "un certain nombre d’actions déjà engagées avec notamment les coalitions sur le solaire, sur la géothermie, sur le bâtiment durable, sur la foret ou sur la question de l’eau". D'ici 2020, Ségolène Royal espère "une mise en mouvement, entre les territoires, les pays concernés". 

L'Afrique, "une de ses priorités". Enfin, la présidente de la COP21 a rappelé son attachement au développement du continent africain : "ça fait des années qu’on promet à l’Afrique un accès au solaire, et il ne se passe pas grand chose". "C’est dans notre intérêt que l’Afrique se développe en accédant aux énergies renouvelables", rappelle-t-elle, en précisant qu'elle s'y rend "dès mardi". "Il y a un lien très étroit entre la sortie de la pauvreté de l'Afrique et l'accès aux énergies renouvelables (...) et c'est la raison pour laquelle c'est une de mes priorités".