Cécile Duflot impose (presque) le silence à l'Assemblée

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Cécile Duflot impose (presque) le silence à l'Assemblée
@ Capture d'écran
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VIDÉO - Pour honorer la mémoire de Rémi Fraisse, l'ancienne ministre a tenu tête à Claude Bartolone et a observé un long silence, avant de poser une question à Ségolène Royal.

L'INFO. La voix chevrotante, Cécile Duflot, mardi lors des traditionnelles questions au gouvernement, a voulu faire respecter une minute de silence en l'honneur de Rémi Fraisse, mort lors d'affrontements autour du barrage de Sivens (Tarn). Elle n'y a pas eu droit.

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"Je suis persuadée qu'ici, tous les membres de l'Assemblée déplore la mort injuste de Rémi Fraisse. Le groupe écologiste souhaite donc consacrer une minute de sa question à une minute de silence pour dire combien nous sommes touchés par la mort de ce jeune manifestant qui ne faisait que défendre la nature", a lancé à la tribune la députée de Paris.



Cécile Duflot demande en vain une minute de...par LeLab_E1

"Je vous demande de poursuivre votre question". La réponse de Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, a fusé : "il est de tradition, dans notre hémicycle, de saluer par une minute de silence les décès survenus dans nos forces armées ou parmi nos otages. Donc je vous demande de poursuivre votre question".

Les Verts veulent une commission d'enquête parlementaire. Malgré les applaudissements d'autres élus, et les rappels du président de l'Assemblée nationale, Cécile Duflot, accompagnée par quelques députés écologistes, est alors restée stoïque devant son micro, sans décrocher un mot. "Je vais devoir vous retirer la parole madame Duflot" l'a alors prévenu Claude Bartolone. Et Cécile Duflot d'enchaîner en s'adressant à Ségolène Royal au sujet du barrage de Sivens...

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Le groupe écologiste de l'Assemblée a par ailleurs réclamé la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire sur "le maintien de l'ordre face aux occupations", neuf jours après la mort du jeune militant Rémi Fraisse sur le site du barrage de Sivens (Tarn). Il entend utiliser dans ce but le "droit de tirage" qui permet à chaque groupe d'obtenir une commission d'enquête par session parlementaire, ont annoncé mardi les deux co-présidents du groupe, Barbara Pompili et François de Rugy.

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