Congrès du PS : Hollande à la manœuvre

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MARIONNETTISTE - Le Congrès du PS n'aura lieu que dans sept mois mais le président de la République aurait déjà commencé à s’agiter. 

Le Congrès du Parti socialiste (PS) approche (du 5 au 7 juin 2015) et les cadors de la rue de Solférino commencent déjà à s’activer en coulisses. A gauche, c’est le sujet n°1 du moment. A tel point que le président lui-même serait déjà en train de manœuvrer…

Il ne s’en cache pas. Quand le sujet arrive sur la table, l’œil du président s’illumine. Pire, si vous laissez entendre que ce n’est pas lui qui a choisi le calendrier du congrès, il réplique aussitôt : "parce que vous croyez qu’on peut caler une date pour la congrès du PS sans mon accord ? La réponse est non". François Hollande est donc bien à la manœuvre et il ne s’en cache absolument pas.

"Je sais encore comment gagner un Congrès".  Ne parlez pas au Président des députés frondeurs. François Hollande est très sûr de lui. "Vous pouvez me faire confiance", confie le locataire de l’Elysée. "Je sais encore comment gagner un Congrès". Une manière aussi d’adresser un petit message amical à ceux qui pensent que la simple addition des déçus de Hollande constitue une majorité.

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© La maire de Lille va déposer sa contribution au congrès du PS en juin prochain. (REUTERS)

Ses proches s’activent. Les ministres hollandais se sont d’ailleurs remis en position de conquête. Les manœuvres politiciennes ont déjà débuté et les calculettes sont de sortie. L’un des proches du Président nous confie même qu’ils font 40% dans les grosses fédérations et les Aubrystes 20%. 

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Que disait le candidat Hollande ? "Je serai un président qui ne veut pas être président de tout", assénait-il lors du débat de l’entre-deux-tours de la présidentielle, le 2 mai 2012 (voir ci-dessous). "Moi président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité. Je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l’Elysée". Autant d’affirmations qui résonnent de manière étrange deux ans et demi plus tard…



Atterré par cette situation, un député socialiste critique la direction du gouvernement. "Ils me font penser au pendule de Foucault qui tourne dans le vide. Ils n’ont pas compris que le PS ne contrôle plus les élus. Sur le terrain, on est gouvernés par la trouille".