L'Assemblée vote une réhabilitation des victimes de la répression de la Commune de Paris

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L'Assemblée vote une réhabilitation des victimes de la répression de la Commune de Paris
@ CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
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L'Assemblée nationale a voté mardi soir, à l'initiative des socialistes et au grand dam de la droite, un texte pour réhabiliter les Communards. 

C'est une loi pour la mémoire. L'Assemblée nationale a voté mardi soir un texte proclamant la réhabilitation de toutes les victimes de la répression de la Commune de Paris de 1871.

Des milliers de condamnations à mort. La Commune de Paris, dernière révolution du 19ème siècle et première tentative d'un gouvernement de la classe ouvrière, fut la réaction à la défaite française lors de la guerre franco-allemande de 1870. L'insurrection des Parisiens contre le gouvernement provisoire dirigé par Adolphe Thiers, installé après la déchéance de Napoléon III, a duré 72 jours, du 18 mars au 28 mai 1871. Des exécutions lors de la Commune, notamment durant la Semaine sanglante, ont fait entre 10.000 et 20.000 morts, voire plus, selon les estimations. Et des milliers de condamnations à mort, à la déportation, aux travaux forcés ou à de la prison ont été prononcées postérieurement.

"Rendre ainsi justice aux communards". En mars 1879, une amnistie partielle des communards avait été votée par l'Assemblée, puis, en juillet 1880, une loi d'amnistie générale concernant les condamnations prononcées après la défaite de la Commune. Évoquant un "acte solennel" par "devoir d'histoire" autant que "de justice", le président PS de la commission des Affaires culturelles et élu parisien Patrick Bloche a plaidé que "le temps est désormais venu pour la République" de rendre ainsi justice à tous les communards, "victimes d'une répression impitoyable".