Climat : l'exportation des centrales à charbon ne sera plus subventionnée

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Climat : l'exportation des centrales à charbon ne sera plus subventionnée
Photo d'illustration.@ MYCHELE DANIAU / AFP
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François Hollande doit annoncer jeudi la fin de ces subventions. Une mesure qui se veut symbolique, à trois mois de la COP 21.

INFO EUROPE 1

Grand raout à l'Elysée. François Hollande lançait jeudi matin en grande pompe la COP 21, en présence de plusieurs ministres, de chefs d'entreprise et de représentants d'une centaine d'ONG. A cette occasion a été annoncé l'arrêt immédiat des subventions de la France aux exportations de centrales à charbon, confirmant une information d'Europe 1.

"Nous supprimons immédiatement les crédits exports pour tous les nouveaux projets de centrale à charbon qui ne sont pas dotés d'un dispositif de capture et stockage de CO2", a ainsi déclaré le Premier ministre Manuel Valls, qui s'exprimait à l'Elysée. Quelques instants plus tôt, Ségolène Royal avait déjà indiqué que les aides à Alstom pour l'export de centrales à charbon seraient supprimées. "J'ai proposé à Alstom que ces aides lui soient données pour investir dans les énergies renouvelables", a toutefois annoncé la ministre de l'Ecologie.

Une promesse du président. Ces aides étaient accordées aux industriels qui avaient des projets de mines ou de centrales à charbon à l'étranger. François Hollande avait promis de les supprimer lors d'un discours prononcé en novembre 2014. Cette annonce officielle devrait satisfaire les écologistes et les ONG, dont certaines réclamaient cela depuis plus de dix ans.

Un petit marché. L'exportation de centrales à l'étranger ne représente qu'un petit marché, mais qui reste stable, selon les experts. Chez le principal exportateur, Alstom, cette filière représente 5% du chiffre d'affaires et 1.000 salariés.

Une mesure très symbolique. La France veut envoyer un signal fort en montrant qu'elle ne soutient plus la construction de centrales à charbon, qui émettent énormément de gaz à effet de serre. Le geste se veut donc très symbolique, alors que Paris accueille en décembre la conférence mondiale sur le climat. François Hollande veut ainsi montrer que la France s'engage concrètement en matière d'énergies fossiles. Alors que les négociations piétinent en coulisses, l'Elysée cherche à donner de la crédibilité à la parole présidentielle sur les sujets climatiques.