Circulation alternée en cas de pollution : Royal va faciliter le dispositif

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Sur Europe 1, la ministre de l’Écologie a annoncé une automatisation de la circulation alternée dans les villes en cas d’accord région/mairie.

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La hache de guerre avec Anne Hidalgo serait-elle enterrée ? Au micro d’Europe 1, Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, a annoncé l’automatisation du dispositif de la circulation alternée en cas de pic de pollution dans le cas où les mairies et les régions concernées tomberaient d'accord. "Maintenant, quand la région et la mairie demanderont ensemble la circulation alternée, celle-ci sera décidée automatiquement", explique-t-elle.

Confiance aux élus. Alors que la circulation alternée a provoqué à de nombreuses reprises des passes d’armes médiatiques avec la maire de Paris, Ségolène Royal a décidé de faire “confiance aux élus qui sont au plus près des habitants”. Concrètement, il suffira désormais que les mairies et les régions fassent des demandes similaires simultanées pour que la zone visée soit restreinte à la circulation. Le tout évidemment en présence d'un épisode de pollution jugé dangereux pour les riverains. 

Un dispositif lourd. Alors qu'Anne Hidalgo avait demandé le dimanche 1er novembre en fin de journée de mettre en place la circulation alternée à Paris pour le lundi 2 novembre, Ségolène Royal lui avait répondu qu'il était un peu tard pour ce genre de demandes : "pour déclencher une circulation alternée à 17 heures pour le lendemain, il faut quand même un petit délai, ne serait-ce que pour que le dispositif soit mis en place". Aujourd'hui, une telle demande doit émaner de la région ou des mairies qui envoient leurs demandes aux préfectures. Le préfet, avec un pool d'experts, décide ou non de mettre en place le dispositif si les indices de pollution dépassent un taux exceptionnel. 

L’accord avec la Chine va faire bouger d’autres grands pays”. Par ailleurs, alors que François Hollande a annoncé un accord contraignant entre les deux pays pendant son déplacement à Pékin, Ségolène Royal s’est réjouie de cette décision : “la Chine a affirmé, et c'est nouveau, sa volonté de monter en puissance sur la réduction des gaz à effets de serre”. Selon elle, ce déplacement “va faire bouger d’autres grands pays en avant comme les États-Unis d’Amérique et l’Inde”. 

François Hollande s'exprimera demain matin sur Europe 1, en direct de Pékin, au sujet de la COP 21 notamment.