Ludovic Hubler, 30 ans, vient d'achever à Strasbourg un tour du monde en stop entamé il y a cinq ans et qui l'a conduit à lever son pouce sur 170.000 kilomètres de routes mais aussi d'océans.

"Il s'agissait de réaliser un rêve d'enfant mais surtout de mieux connaître et appréhender le monde", a expliqué Ludovic Huber à l'issue d'un tour du monde de cinq ans réalisé en stop. Durant son voyage, ce diplômé d'une école de commerce estime avoir attendu 20.000 heures au bord des routes de 59 pays. Il a ainsi "poireauté 28 heures" dans une station-service au Brésil. Il a eu une meilleure pioche dans ce pays à Florianopolis où une automobile l'a emmené sur 1.700 km jusqu'à Buenos Aires, la capitale argentine.

Quelque 20.000 automobilistes, accostés le plus souvent dans les stations-services, lui ont refusé un place contre 2.000 avec lesquels il a pu partager un bout de chemin. Seul réels incidents, au Costa Rica un automobiliste lui a mis un pistolet sous le nez, et aux Etats-Unis un chauffeur s'est montré "réellement entreprenant".

Faire le tour du monde supposait aussi de traverser les mers en bateau-stop, "du brise-glace en Antarctique au voilier dans l'Atlantique". Des étapes de plusieurs semaines à briquer les ponts, souvent après un mois de galère pour trouver un capitaine compréhensif, se souvient le jeune homme à l'allure carrée. (Source AFP)