Sarkozy ne "pense rien du tout" de Hollande, mais...

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Sarkozy ne "pense rien du tout" de Hollande, mais...
@ Reuters
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TACLE - L’ancien président a estimé avoir été le seul à avoir dit la vérité pendant la campagne présidentielle de 2012. Contrairement à François Hollande.

L’INFO. La bataille de 2017 est belle et bien lancée. S’il s’en défend et assure ne penser, pour l’heure, qu’à refonder sa famille politique, Nicolas Sarkozy, lors de son entretien sur France 2, dimanche soir, a lancé les hostilités avec son adversaire socialiste d’hier. Et de demain, peut-être. "Je ne veux pas polémiquer avec Monsieur Hollande. (...) Monsieur Hollande pense le plus grand mal de moi, je ne pense rien du tout de lui, ça n'amène rien." Et pourtant...

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Hollande et sa "longue litanie de mensonges". "Je n'ai pas menti", a répété quatre fois l'ex-chef de l'Etat. En 2012 "j'ai essayé de dire aux Français la vérité". En revanche, "que reste-t-il de la longue série d'anaphores, vous savez, ‘moi, président’ ? Une longue litanie de mensonges", a-t-il lancé. Contrairement à son rival socialiste, lui n’a pas trompé les Français lors de sa campagne, a-t-il assuré : "Vous pouvez reprendre tout ce que j'ai dit, j'ai essayé de dire aux Français la vérité et d'ailleurs, ils l'ont compris puisque même si j'ai été battu j'ai été battu de si peu (...) parce que je n'ai pas menti", s'est-il justifié.

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Hollande est "son propre procureur". Des critiques, d'accord, mais pas question pour autant de faire le procès de l'actuel président de la République : "je ne vais utiliser le temps que nous avons pour critiquer mon successeur, au fond, il est son propre procureur", a-t-il taclé… avant d’égrener les mensonges qu'il prête à François Hollande et aux socialistes, du non-respect de la promesse du retour de la retraite à 60 ans à la nomination d'Emmanuel Macron, "un banquier" à la tête de Bercy par celui qui se disait l'"ennemi de la finance" lors de la campagne de 2012. Mais, a-t-il répété, il "ne veu[t] pas polémiquer avec M. Hollande. Les joutes politiciennes n’amènent rien. Mais depuis qu’il est au pouvoir, il y a un demi-million de chômeurs en plus. C’est lui le président, ce n’est plus moi."

Le mariage gay, "un beau résultat"... Nicolas Sarkozy s’est également appuyé sur un sujet qui a longtemps fait polémique pour critiquer son successeur : le mariage pour tous. "Beau résultat pour un président qui prétendait rassembler la France. Il l'a divisée, il a monté les uns contre les autres comme jamais. On a humilié la famille, tout un tas de gens qui sont descendus la rue, ils se sont radicalisés.(..) Je n'utiliserai pas les familles contres les homosexuels, comme on a utilisé les homosexuels contres les familles”. Ou comment multiplier les critiques en assurant du contraire.