Benjamin Griveaux : dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, "il y a un problème avec l'État de droit"

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Interrogé sur le projet controversé d'aéroport, le porte-parole du gouvernement a rappelé dimanche sur Europe 1 qu'il ne "peut pas y avoir de zone de non-droit" en France. 

INTERVIEW

L'avenir du projet controversé d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique, devrait se préciser rapidement : le rapport commandé par le Premier ministre à des médiateurs sur le sujet doit être remis le 13 décembre. Interrogé sur ce dossier lors du Grand Rendez-vous, dimanche sur Europe 1, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a appelé au respect de ce calendrier, tout en affirmant qu'il ne "peut pas y avoir de zone de non-droit" en France, en référence à la ZAD ("zone d'aménagement différé, rebaptisée "zone à défendre" par les opposants au projet). 

"Je ne peux présumer de rien". "Le gouvernement examinera en détail le rapport qui lui sera remis. Je ne peux présumer de rien, je ne connais pas les conclusions de ce rapport", a répondu Benjamin Griveaux. "Mais sur le terrain, dans la ZAD, il y à l'évidence un problème avec l'État de droit. Il ne peut pas y avoir en France de zone de non-droit", a précisé le porte-parole. 

"Respecter l'ordre public". Comme on lui demandait si les zadistes devaient être expulsés, le porte-parole a répondu: "Le rapport sera remis le 13 décembre. Attendons le 13 pour savoir s'il est possible d'avoir une solution différente de la réalisation de l'aéroport ou de l'annulation du projet. Le gouvernement tranchera sur la base de ce rapport." Et d'ajouter : "chose importante: une médiation a été demandée parce qu'il faut pouvoir aussi respecter l'ordre public, et c'est un élément important dans ce dossier".

Dans ce dossier, la décision de l'exécutif interviendra "avant les fêtes", a affirmé le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, vendredi.