Bastien Faudot (MRC) retire sa candidature à la présidentielle

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Bastien Faudot (MRC) retire sa candidature à la présidentielle
Le MRC n'a plus présenté de candidat au premier tour de la présidentielle depuis 2002.@ JOEL SAGET / AFP
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Le candidat du Mouvement républicain et citoyen ne parvient pas à rassembler les parrainages nécessaires à la présentation de sa candidature.

Bastien Faudot, candidat du Mouvement républicain et citoyen (MRC) à l'élection présidentielle, a annoncé dimanche le retrait de sa candidature, pour "empêcher la disparition de la gauche à l'issue du premier tour". Des échanges en cours avec le candidat PS Benoît Hamon "n'étant pas aboutis" à ce jour, le Conseil national du MRC réuni dimanche a décidé "de reporter sa décision" en vue d'un éventuel rapprochement, informe-t-il dans un communiqué.

18 parrainages. "La situation politique gravissime que nous traversons et l'impossibilité de réunir les parrainages requis me conduisent à retirer ma candidature et à favoriser le seul impératif qui vaille aujourd'hui : empêcher la disparition de la gauche à l'issue du premier tour", écrit-il. Bastien Faudot avait récolté seulement 18 parrainages vendredi. 

Pas d'accord avec Hamon.Avec Benoît Hamon, "nous avons des divergences et je refuse de mettre en scène des convergences réelles pour dissimuler des désaccords de fond, en particulier sur la question européenne et sur certains combats républicains", poursuit-il. Le MRC demandait notamment au Parti socialiste une vingtaine de circonscriptions réservées pour les législatives. Bastien Faudot qualifie par ailleurs Emmanuel Macron de "candidat de la confusion des centres" et dénonce l'"entreprise obstinée" de Jean-Luc Mélenchon qui "conduira à la liquidation de la gauche".

Le précédent Chevènement. Âgé de 38 ans, conseiller départemental du Territoire de Belfort, Bastien Faudot avait été investi en février 2016 candidat à la présidentielle par le MRC, qui n'a pas présenté de candidat depuis 2002. Alors président du MRC, Jean-Pierre Chevènement avait recueilli 5,33% des voix au 1er tour en 2002. Il lui avait été reproché d'avoir participé à l'éparpillement à gauche et à l'élimination au premier tour du socialiste Lionel Jospin au profit du candidat du Front national, Jean-Marie Le Pen.