Attentats : deux mille personnes se recueillent sur le Vieux-Port à Marseille

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Attentats : deux mille personnes se recueillent sur le Vieux-Port à Marseille
Vers 18h30, les Marseillais ont commencé à se masser sur le Vieux-Port où des gens avaient déposé par terre de nombreuses bougies ou encore tendu un drapeau français et un aux couleurs de l'arc en ciel où était inscrit paix.@ AFP
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Deux mille personnes, selon la préfecture de police des Bouches-du-Rhône, se sont recueillies lundi soir sur le Vieux-Port de Marseille en hommage aux victimes des attentats de Paris, affichant des messages de solidarité, de fraternité et de paix.

Vers 18h30, les Marseillais ont commencé à se masser sur le Vieux-Port où des gens avaient déposé par terre de nombreuses bougies ou encore tendu un drapeau français et un aux couleurs de l'arc en ciel où était inscrit paix.

"On était déjà venu après Charlie. "On a décidé qu'il fallait faire quelque chose", a expliqué Nathan, 27 ans, qui avec ses amis Philippe et Souad est venu monter une installation avec des nappes bleu, blanc, rouge, des bougies des feuilles et des marqueurs pour que "les citoyens puissent s'exprimer", ont ils-dit. Muriel, une jeune mère de famille a fait le déplacement depuis le 14e arrondissement, dans les quartiers nord, avec ses trois enfants Lilou 4 ans, Tony 7 ans et Lorenzo 10 ans, pour déposer quelques bougies.

"On était déjà venu après Charlie. Quand j'ai su qu'on leur en parlerait, je leur ai montré les informations (à la télévision) et on en a discuté avec le plus grand. On ne vit pas dans un cocon, il faut qu'ils comprennent que tout n'est pas rose". "Je crois que les politiques sont dépassés, il faut que les citoyens s'expriment", poursuit Philippe en installant avec ses amis un fil en travers du Vieux-Port, sur lequel ils appelaient les Marseillais à accrocher des messages.

"La bêtise m'a tuER". Sur ces petits papiers on pouvait lire "Plus jamais ça", Restons debout", "Au nom de quoi?", "La bêtise m'a tuER". "Il faut réussir à exprimer quelque chose", dit Philippe, "pour ne pas rester terrorisé, pour ne pas être envahi par la colère. La société a quelque chose à dire." Comme après la minute de silence à midi où déjà, au même endroit, quelques centaines de personnes s'étaient réunies, la foule a entonné spontanément la Marseillaise, doucement puis de plus en plus fort.