Assistants FN : Nicolas Bay dénonce "une instrumentalisation de l’autorité judiciaire"

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Le secrétaire général du Front national a justifié vendredi le refus de Marine Le Pen d'être entendue par la police judiciaire dans l'enquête sur les assistants parlementaires du FN au Parlement européen.

INTERVIEW

Marine Le Pen était convoquée mercredi pour être entendue par les enquêteurs dans l'affaire des assistants d'eurodéputés du Front national, mais elle a refusé de s'y rendre. Dans un courrier, la présidente du FN a indiqué qu'elle ne se rendrait à aucune convocation policière ou judiciaire jusqu'aux élections législatives, en juin. 

"Tout est fait pour parasiter le débat". Pour le frontiste Nicolas Bay, interrogé sur Europe 1 vendredi midi, ce refus est aussi celui d'"une instrumentalisation de l’autorité judiciaire à des fins politiques". "Nous sommes en pleine campagne électorale et tout est fait, manifestement, pour essayer de priver les Français de ce débat démocratique, de parasiter le débat de fond qui porte sur l’avenir de notre pays", croit-il savoir. "On revient sur cette affaire vieille de deux ans, où il y a déjà eu beaucoup d’auditions, des perquisitions… Et brutalement, tout est relancé, à deux mois seulement de l’élection présidentielle, évidemment à des fins de nuisance à l’égard de la candidature de Marine Le Pen", affirme le secrétaire général du Front national.

Des "connivences" entre justice et politique. "Marine Le Pen ne va pas se prêter à ce petit jeu. Elle a une immunité parlementaire qui la protège", martèle le député européen. Inquiétée par trois enquêtes distinctes portant aussi bien sur des questions de financement de campagne, de patrimoine et d'emplois fictifs présumés, Marine Le Pen a plusieurs fois martelé que "les Français savent exactement faire la différence entre les vraies affaires et les cabales politiques". Sur la même ligne, Nicolas Bay affirme que "le parquet obéit largement aux consignes du gouvernement. L’indépendance de la justice est un principe, mais on sait bien que dans la pratique, il y a parfois des connivences entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir politique".