Aquarius : la France "prête à aider" l'Espagne pour "accueillir" des migrants

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Aquarius : la France "prête à aider" l'Espagne pour "accueillir" des migrants
Édouard Philippe s'est dit "heureux" de la décision de l'Espagne d'ouvrir le port de Valence pour les migrants de l'Aquarius.@ Francois Mori / POOL / AFP
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Édouard Philippe a annoncé mardi que la France était "prête à aider" l'Espagne, qui a proposé d'accueillir le navire Aquarius, bateau humanitaire bloqué en Méditerranée. 

La France est "prête à aider" l'Espagne dans le dossier de l'Aquarius. Édouard Philippe l'a annoncé mardi, alors que le bateau humanitaire est toujours bloqué en Méditerranée.

La France prête à aider l'Espagne pour "accueillir" des migrants. "Nous sommes évidemment prêts à aider les autorités espagnoles pour accueillir et analyser la situation de ceux qui sur ce bateau pourraient vouloir bénéficier du statut de réfugié", a déclaré le Premier ministre devant l'Assemblée nationale, se disant "heureux" de la décision de l'Espagne d'ouvrir le port de Valence.

Pas de "solution nationale". Comme Emmanuel Macron, Édouard Philippe a en revanche "pointé le non-respect" par l'Italie de ses "obligations", selon lesquelles l'État le plus proche d'un bateau en détresse doit le secourir. L'Italie "a choisi de ne pas le faire et donc de méconnaître ses responsabilités", a relevé Édouard Philippe, alors que l'Aquarius se trouve au large de la Sicile. Interrogé par le député LREM Pieyre-Alexandre Anglade, le Premier ministre a estimé que "cet épisode extrêmement cruel et douloureux montre qu'il n'y a pas d'espoir d'une solution nationale à ce problème".

"La réponse ne peut être qu'européenne", a-t-il insisté en affirmant que le "sujet sera évoqué" mardi et mercredi prochains lors du conseil franco-allemand des ministres à Berlin. "À la fin du mois de juin se tiendra un Conseil (européen) durant lequel nous entendons faire des propositions pour permettre d'aboutir à une solution européenne", a poursuivi M. Philippe tout en admettant que "tous les pays européens ne veulent pas de solution collective".