Affaire Penelope Fillon : "tout ça n’est pas innocent", juge NKM

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Nathalie Kosciusko-Morizet s’est étonnée que l’affaire de l’emploi de la femme du candidat de la droite sorte à quelques semaines de la présidentielle. 

INTERVIEW

C’est l’une des lignes de défense principales du camp Fillon suite à l’affaire de l’emploi de son épouse comme assistante parlementaire : s’étonner du calendrier. Nathalie Kosciusko-Morizet y a apporté sa pierre vendredi matin sur Europe 1. "Ça n’est pas innocent. On est à quelques jours d’un grand meeting, d’un vrai lancement de campagne, à quelques semaines d’une élection présidentielle", a relevé la députée de l’Essonne.

"Probablement très ancien". "Personne ne peut penser que c’est innocent", a-t-elle insisté. "C’est probablement très ancien, et connu depuis longtemps par ceux qui ont voulu le sortir là. Tout ça nous détourne bien aussi des actualités de campagne", a encore affirmé NKM. "La justice s’est saisie remarquablement rapidement, il faut espérer qu’elle fasse tout aussi rapidement son travail." 

"Il y avait un trouble, un buzz énorme". L'ex-candidate à la primaire de la droite n'a pas caché que cette polémique était potentiellement destructrice. "Il y avait un trouble. Les Français ne parlent que de ça. Il y avait un buzz énorme sur le sujet", a-t-elle reconnu."Les explications de François Fillon étaient attendues, et il les a données avec force, avec solidité (sur TF1 jeudi soir, ndlr). C’est ce qu’on attend d’un chef. Et c’était important pour les Français que ce trouble soit levé. Cette solidité qu’il a marquée, c’était important."

"C'est assez commun". Quant à la pratique elle-même, NKM ne voit pas le mal. "C’est quelque chose qui arrive, qui est complètement légal, qui est complètement transparent. Ça donne lieu à des feuilles de paye, c’est déclaré aux impôts", a-t-elle relevé. "J’ai absolument aucun doute sur l’intégrité de François Fillon et sur l’intégrité de Penelope Fillon." L'épouse de l'ex-Premier ministre est pourtant resté l'assistante parlementaire du suppléant de son mari quand celui-ci est entrée au gouvernement, en 2007. "C’est assez commun ; quand un dépuré devint ministre, très souvent,  le suppléant reprend les assistants, quels qu’ils soient. Pour une bonne raison : ils connaissent le terrain, ils ont les contacts. Moi-même, quand je suis devenue ministre, mon suppléant a choisi de reprendre me assistants."