Vincent Bolloré : "pas question d'abandonner Les Guignols"

© AFP
  • Copié
et Théo Maneval , modifié à
Vincent Bolloré, actionnaire principal de Canal +, affirme à Europe 1 qu'il n'est pas question d'abandonner Les Guignols même si le format et les horaires pourraient changer. 
INTERVIEW

"Les Guignols, c'est évidemment un actif historique de Canal". Au micro d'Europe 1, Vincent Bolloré, président du conseil de surveillance de Vivendi, la maison mère de Canal +, a réaffirmé vendredi le maintien des Guignols de l'info à la rentrée après les rumeurs de ces derniers jours. 

"Pas question de les céder à personne". La phrase est forte : "il n'est pas question ni de céder Les Guignols à quiconque ni de les abandonner". Vincent Bolloré a mis fin aux rumeurs de ces derniers jours qui annonçaient la fin des Guignols : "ils sont un actif historique de Canal". "Mais", ajoute l'homme d'affaires, "cela ne veut pas dire que l'on ne peut pas réformer les formats et les horaires". 

"Je n'en ai jamais parlé". Vincent Bolloré se défend aussi d'avoir évoqué la suppression de l'un des programmes historiques de la chaîne : "je n'en ai jamais parlé et je n'aurais pas pu en parler puisque cela n'avait jamais été évoqué entre nous". Face à la mobilisation des réseaux sociaux et même des politiques, l'homme fort de Vivendi répond : "quand il y a une vague de cette taille, vous ne pouvez même pas répondre parce que tout le monde dit : 'c'est épouvantable'".

"Canal en France, c'est un peu difficile". Les Guignols sont donc sauvés mais ne devraient sans doute pas échapper à des modifications. En cause : la situation de Canal "qui, comme vous le savez, est un peu difficile", avoue Vincent Bolloré. "Il y a de plus en plus de concurrents", poursuit-il, "le prix des contenus est devenu élevé, il faut donc faire attention". "Cela fait deux ans que l'audience s’érode un peu et les émissions coûtent à peu près trois fois plus chères que la concurrence et la concurrence nous bat", ajoute-t-il. Dans le viseur du dirigeant : Cyril Hanouna avec son émission, "Touche pas à mon poste !" mais aussi "une chaîne du service public", une référence à peine voilée à l'émission "C a vous", sur France 5. 

Le départ de Rodolphe Belmer. Autre décision prise ce vendredi : le limogeage du directeur général de Canal +, Rodolphe Belmer, dont les résultats ont été jugés décevants, et qui sera remplacé par Maxime Saada, jusqu'ici directeur général adjoint du groupe de télévision en charge de l'édition des chaînes payantes. "Bertrand Meheut (le président du directoire de la chaîne) a fait une proposition au conseil de surveillance d'une nouvelle organisation (...) et nous l'avons suivi à l'unanimité", commente laconiquement Vincent Bolloré.