Karine Le Marchand : "Si je veux de la confidence, je ne vais pas leur foutre une claque"

  • A
  • A
Partagez sur :

Sur Europe 1, vendredi, la présentatrice d'"une ambition intime", la nouvelle émission politique de M6, s'est défendue de toute complaisance envers ses invités.

INTERVIEW

"Je ne suis pas pote avec Bruno Le Maire, ni Marine Le Pen. J'ai le même ton avec tout le monde. Si je veux de la confidence, je ne vais pas leur foutre une claque". Dans le Grand direct des médias, vendredi matin, sur Europe 1, Karine Le Marchand a tenu à défendre le concept de sa nouvelle émission, Une ambition intime, diffusée dimanche sur M6.

Confession autour d'un verre de vin, portrait de la famille, histoire amoureuse, l'émission veut aborder les hommes et femmes politiques, candidats à la présidentielle, sous un autre angle.

"Du lien le temps de la conversation". Une manière de traiter les candidats trop complaisante selon certains journalistes, comme Patrick Cohen. Sur France 5, mercredi, il avait reproché à l'animatrice son ton amical avec Marine Le Pen. "Quand on s'intéresse à quelqu'un, qu'on l'écoute et que l'on est bienveillant, il se crée aussi du lien le temps de la conversation", insiste l'animatrice de L'amour est dans le pré

"Je suis bienveillante". "Les journalistes partent en week-end ou déjeunent au restaurant avec les politiques pour avoir des scoops et ils font semblant de ne pas les aimer. Moi je ne mange avec personne. Je ne les reverrai sans doute jamais. Ou si je devais devenir amie avec certains ça sera sur le long terme parce que les événements de la vie et nos caractères seront compatibles", s'est défendue Karine Le Marchand. "Je ne suis pas complaisante, je suis bienveillante avec tous les gens reçus dans l'émission."

"La première heure est à jeter". Pour obtenir la confidence, Karine Le Marchand avoir "épuisé" les candidats. "L'entretien dure quand même 4 à 5 heures. Et puis pendant des semaines je vais voir leur proche, leur famille, leurs amis d'enfance. Je sais par leur femme, leurs enfants ce sur quoi je vais pouvoir aller chercher du vrai", précise-t-elle. Mais elle reconnait que la première heure d'enregistrement est à jeter. "De manière générale, ils essayent de me placer leur programme. Ils me prennent un peu pour un jambon. Mais ils ne se rendent pas compte. Ils ont tellement l'habitude. Ils ne savent pas parler à quelqu'un sans vendre un peu le programme."