Enquête Exclusive : dans les coulisses du reportage exceptionnel dans la Libye de l'après Khadafi

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Dimanche soir, M6 propose la diffusion d'un reportage exceptionnel d'Enquête Exclusive tourné en Libye. Dans le Grand direct des médias, Bernard de la Villardière et son équipe expliquent comment se prépare un tel sujet et les consignes de sécurité sur le terrain.

Dimanche soir, M6 diffuse un numéro spécial d'Enquête Exclusive qui cherche à comprendre comment le pays se relève depuis la chute de Khadafi en 2011. Invités du Grand Direct des médias, Bernard de la Villardière journaliste et présentateur de l'émission, Roumiana Ougartchinska, co-réalisatrice du reportage et Bertrand Daveaud, rédacteur en chef du magazine, détaillent les conditions de tournage de tels reportages.

" Des endroit habituellement inaccessibles aux journalistes". Pourquoi s'être rendus en Libye ? "C'est un pays divisé depuis la chute de Khadafi en 2011 et en proie à des guerres internes", rappelle Bernard de La Villardière. Pour ce reportage, c'est la journaliste Roumiana Ougartchinska qui s'est rendue sur le terrain qu'elle connaît bien pour un sujet sur lequel elle travaille depuis cinq ans. "J'ai bâti un réseau extrêmement important de relations directes en Libye", explique-t-elle. "Grâce à cela, on a pu se rendre dans des endroits où habituellement ne vont ni journalistes, ni caméras, ni Occidentaux", ajoute la journaliste.

Ces terrains de guerre dans un pays divisé en plusieurs parties notamment entre l'armée et Daech sont dangereux : "Mais j'avais suffisamment préparé mon sujet en amont", sourit Roumiana Ougartchinska qui précise que M6 a accueilli ce reportage avec "une très grande intelligence".

Consignes de sécurité. Le ministère des Affaires étrangères déconseille fortement aux journalistes de se rendre dans les pays où les Français courent des risques. "Le Quai d'Orsay m'a appelée quatre fois", sourit la journaliste qui précise qu'un tel déplacement se fait aux risques et périls du journaliste. Sur place, elle et son équipe ont pu bénéficier de l'aide de l'armée libyenne pour sécuriser certains déplacements. Dans d'autres parties du pays, ils ont fait appel à des "fixeurs" : des personnes connaissant très bien le pays et les interlocuteurs nécessaires au reportage, rémunérés par la production.

Quatre mois de tournage. Au total, quatre mois de tournage ont été nécessaires, "ce qui est relativement long", commente la journaliste. Habituellement, Bernard de la Villardière complète le reportage en se rendant sur place pour d'autres séquences mais pas cette fois : "On m'avait prévenu de la dangerosité du terrain et déconseillé d'y aller", explique le journaliste. La séquence où apparaît le présentateur a donc été tournée à la frontière entre la Tunisie et la Libye.