Tignous, dessinateur "pertinent et impertinent"

  • A
  • A
Tignous, dessinateur "pertinent et impertinent"
@ AFP
Partagez sur :

Le dessinateur Tignous fait partie des victimes de la tuerie perpétrée mercredi matin au siège de Charlie Hebdo. 

Un nouveau nom s'ajoute à celui des nombreuses victimes de l'attentat perpétré mercredi matin par deux individus au siège de Charlie Hebdo, celui du dessinateur Tignous, qui s'est éteint à l'âge de 47 ans. Les dessinateurs Cabu, Charb, et Wolinski ont également été tués dans la fusillade qui a fait au moins 12 morts.

Tignous, de son vrai nom Bernard Verlhac, caricaturiste et dessinateur de presse français était l'un des collaborateurs de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo. Il travaillait aussi régulièrement pour Marianne et pour le magazine de bande dessiné Fluide glacial.

Dessin de Tignous

© Tignous/Iconovox

>> DOSSIER SPÉCIAL - Les dernières infos sur l'attentat de Charlie Hebdo

Auteur de dessins critiques et humoristiques publiés dans Marianne, compilés par exemple dans l'ouvrage 5 ans sous Sarkozy en 2011, ou encore de plusieurs ouvrages Le procès Colonna en 2008, ou Tas de riches en 1999, il était apprécié pour la sensibilité et la justesse de ses dessins. Ce dessinateur est décrit par l'un de ses collaborateurs, sous le choc, comme un dessinateur "plein de pertinence et d'impertinence à la fois." Son trait de crayon, "très simple et très habile", a précisé notre source à Europe 1, faisait de lui "un dessinateur hors pair". "Ses dessins réalisés avant sa collaboration avec Charlie Hebdo sont assez méconnus, mais je peux vous assurer qu'il était un dessinateur exceptionnel", a confié la même source à Europe 1.



>>> A LIRE AUSSI - Effroyable attentat contre Charlie Hebdo

On le voit ici dessinant devant le siège de Charlie Hebdo, le 2 novembre 2011, alors que les bureaux du journal, situés alors dans le 13e arrondissement de Paris, avait été détruits par une attaque terroriste :

Tignous 1280X640

© AFP

Le dessinateur Plantu a également apporté son soutien à Charlie Hebdo dans un tweet sobre, accompagné d'un dessin :