Violent séisme aux confins de l'Iran et de l'Irak : plus de 400 morts

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Ce séisme, dont l'épicentre a été enregistré dimanche en Irak, a surtout été meurtrier en Iran où il a fait plus de 400 morts et plus de 7.000 blessés.

 Les secours iraniens s'activaient lundi en fin d'après-midi pour trouver d'éventuels survivants du tremblement de terre qui a frappé dimanche soir l'ouest de l'Iran et plusieurs régions irakiennes, faisant au moins 421 morts et des milliers de blessés.

À l'approche du crépuscule, les autorités faisaient face au défi d'abriter et de nourrir des dizaines de milliers de personnes contraintes de coucher dehors, dans la fraîcheur, pour une deuxième nuit d'affilée. Selon les autorités iraniennes, les opérations de sauvetage sont pratiquement achevées. Le gouvernement a décrété une journée de deuil national mardi. L'essentiel des victimes de la catastrophe était dénombré en Iran, où le bilan - toujours provisoire - s'élevait vers à 413 morts et près de 7.370 blessés, tous recensés dans la province de Kermanshah, limitrophe de l'Irak.

Au mois huit morts en Irak et plus de 300 blessés. Si le séisme a été fortement ressenti à Bagdad et dans de nombreuses provinces d'Irak, le bilan officiel du drame était de 8 morts et 336 blessés dans ce pays. "Les besoins immédiats des gens, c'est d'abord des tentes, de l'eau et de la nourriture", a déclaré à la télévision d'État iranienne le général Mohammad Ali Jafari, chef des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite de la République islamique, lors d'une visite dans les zones sinistrées. "Les immeubles construits récemment (...) ont bien tenu, mais les anciennes maisons en terre ont été totalement détruites", a-t-il dit, ajoutant espérer que les opérations de déblaiement soient terminées avant la nuit. L'AFP, comme d'autres médias étrangers, n'a pas reçu l'autorisation de se rendre sur les lieux de la catastrophe lundi.

Destructions 'à 100%. L'épicentre du tremblement de terre, de magnitude 7,3, a été localisé tout près de la frontière irakienne, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Sar-e Pol-e Zahab, la ville la plus touchée par le sinistre, avec 280 morts. Selon plusieurs médias iraniens, une femme et un nourrisson ont été sortis vivants lundi matin des décombres dans cette ville de 85.000 habitants. Selon des responsables locaux, l'hôpital et la moitié des écoles du comté ont été endommagées.

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Source : AFP
Routes rouvertes. En fin d'après-midi, les autorités locales ont indiqué que toutes les routes fermées plus tôt à cause de glissements de terrain avaient été rouvertes dans la province de Kermanshah, mais l'électricité n'avait toujours pas été rétablie à Sar-e Pol-e Zahab, selon la télévision d'État. Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a ordonné au gouvernement et aux forces armées de mobiliser "tous leurs moyens" pour aider la population. Deux cents blessés ont été évacués vers Téhéran par avion pour y être hospitalisés. Selon l'Institut de géophysique de l'Université de Téhéran, le séisme a été suivi par plus de 150 secousses, dont une vingtaine d'une magnitude supérieure à 4, avec un maximum de 4,7 sur l'échelle de Richter.

Une zone sismique très sensible. En décembre 2003, un séisme avait anéanti la ville historique de Bam en Iran, dans la province de Kerman. Au moins 31.000 personnes avaient été tuées. En avril 2013, l'Iran avait subi à quelques jours d'intervalle deux séismes de magnitude 6,4 puis 7,7, la plus forte secousse depuis 1957 dans ce pays. Ils avaient fait une quarantaine de morts en Iran et autant au Pakistan voisin. En juin 1990, un séisme d'une magnitude de 7,4 en Iran près de la mer Caspienne avait fait 40.000 morts, plus de 300.000 blessés et 500.000 sans-abri. En quelques secondes, une superficie de 2.100 km2, comprenant 27 villes et 1.871 villages repartis sur les provinces de Ghilan et de Zandjan, avait été dévastée.