Vénus couvertes au musée du Capitole : Rohani n'a rien demandé à l'Italie

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Vénus couvertes au musée du Capitole : Rohani n'a rien demandé à l'Italie
Hassan Rohani va achever sa visite en Italie mercredi. @ ANDREAS SOLARO / AFP
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Le président iranien a déclaré mercredi qu'il n'avait pas eu de contact à ce sujet avec les autorités italiennes. 

Le président iranien Hassan Rohani a assuré mercredi n'avoir fait aucune demande auprès de ses hôtes italiens pour que les statues dénudées du musée du Capitole, visité lundi soir, soient cachées par des paravents pour ne pas l'indisposer. Le président Rohani devait achever sa visite à Rome mercredi en fin de matinée par la visite du Colisée, avant de s'envoler pour la France.

"Rien à dire". Lors d'une rencontre avec la presse mercredi matin, il a affirmé que "là dessus", il n'avait "rien à dire", avant de préciser "n'avoir eu aucun contact à ce sujet" au préalable avec les autorités italiennes.

Sur intervention de la délégation iranienne ? Le Corriere della Sera, citant des sources au sein de la délégation iranienne, avait expliqué mardi que les Vénus et autres nus n'avaient pas obtenu l'aval d'une inspection préalable de la délégation iranienne. La mairie de Rome avait donc accepté de les dissimuler. "Mais, a ajouté Hassan Rohani mercredi matin, je sais que les Italiens sont très hospitaliers, un peuple qui cherche à rendre le séjour de ses invités le plus agréable possible et je les en remercie pour cela".

Pas de vin à table. En accueillant son hôte lundi dans ce site prestigieux, où une quinzaine d'accords portant sur des milliards de dollars ont été signés, le chef du gouvernement italien Matteo Renzi avait mis l'accent sur la richesse historique des deux pays, assurant qu'ils avaient en commun d'être "deux superpuissances de la beauté et de la culture". Et en plus d'avoir couvert ses statues, l'Italie a aussi accepté de bannir le vin de son protocole, le temps d'un déjeuner avec le président de la République, Sergio Matterella, et d'un dîner avec Matteo Renzi, lundi. Ces décisions ont provoqué une petite polémique en Italie.