L'absence de lien entre vaccins et autisme confirmée

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L'absence de lien entre vaccins et autisme confirmée
@ Lukas Schulze / DPA / AFP
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Une nouvelle étude confirme qu'il n'existe pas de lien entre le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole et l'autisme.

Cette nouvelle étude permettra-t-elle de tordre le cou aux rumeurs et aux croyances ? Des scientifiques ont démontré une nouvelle fois qu'il n'y avait aucun lien entre le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) et l'autisme.

Une étude sur 95.000 enfants. Cette étude américaine, publiée mardi dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), porte sur environ 95.000 enfants ayant des frères et sœurs plus âgés dont certains étaient autistes. Elle confirme ce que disent de nombreuses autres études du même type, effectuées ces quinze dernières années. Pourtant, malgré les preuves, un certain nombre de parents, notamment aux Etats-Unis, continuent de penser qu'il existe une corrélation entre ce triple vaccin et un risque accru des troubles du spectre autistique (TSA).

Une étude erronée en 1998. A l'origine de cette croyance, une étude de 1998 publiée dans la revue médicale The Lancet, qui note un lien entre la vaccination ROR et des cas d'autisme. Or, cette étude a été discréditée en 2004 car ses auteurs avaient faussé des données. Elle a été retirée de la revue et de nombreuses études ultérieures ont montré l'absence de lien entre vaccin ROR et autisme.

Mais le mal était fait : le scepticisme autour du vaccin n'a pas diminué, aux Etats-Unis et ailleurs. Des enquêtes auprès de parents ayant un enfant souffrant d'autisme suggèrent qu'un grand nombre semblent penser que ce triple vaccin y a contribué.

Des cas de rougeole en Californie. D'après les auteurs de l'étude du JAMA, cette croyance, combinée au fait qu'un enfant dont le frère ou la sœur aîné est autiste a un risque génétique accru de souffrir de ce trouble, pourrait conduire ces parents à ne pas faire vacciner leurs plus jeunes enfants. Une décision qui n'est pas sans conséquence, puisqu'en décembre, des cas de rougeole, une maladie pourtant éradiquée aux Etats-Unis depuis des années, ont fait leur apparition en Californie.

L'étude publiée mardi a été financée en grande partie par les Instituts nationaux de la santé (NIH). Pour la réaliser, ses auteurs se sont appuyés sur les demandes de remboursement de soins dans une banque de données d'un grand groupe d'assurance maladie. L'étude de toutes ces données a démontré que le vaccin ROR n'était aucunement lié à un accroissement du risque d'autisme, quel que soit l'âge de la vaccination ou le fait qu'un frère ou une soeur plus âgé soit autiste. 

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