USA : Dylann Roof condamné à mort pour ses neuf meurtres racistes

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USA : Dylann Roof condamné à mort pour ses neuf meurtres racistes
@ HANDOUT / CHARLESTON COUNTY SHERIFF / AFP
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Le jeune extrémiste blanc américain Dylann Roof a été condamné à la peine capitale, mardi, pour la tuerie dans une église noire de Charleston en 2015.

L'Américain Dylann Roof a été condamné mardi à la peine de mort, sans avoir exprimé de regrets ni d'excuses pour avoir tué neuf paroissiens noirs d'une église de Caroline du Sud en 2015, une tuerie qui avait choqué la planète. Le jeune homme de 22 ans, qui a assuré lui-même sa défense ces derniers jours, a écouté l'énoncé du verdict sans trahir d'émotion. Les douze jurés, à l'unanimité, sont tombés d'accord sur les facteurs aggravants en ce qui concerne ses homicides, sans trouver de circonstances atténuantes bénéficiant à l'accusé.

Convaincu d'une suprématie des Blancs sur les autres races qu'il considère inférieures, Dylan Roof n'aura jamais cherché à atténuer ses crimes, poussant la provocation jusqu'à porter lors de récentes audiences des chaussures affichant des symboles racistes. Déjà déclaré coupable mi-décembre de ces neuf meurtres racistes, Dylann Roof comparaissait depuis début janvier pour la seconde phase de son procès, celle de la détermination de sa peine.

"Il fallait que je le fasse." La fusillade qu'il a perpétrée avait d'autant plus marqué l'opinion publique nationale et internationale qu'elle avait ensanglanté le 17 juin 2015 une église, et pas n'importe laquelle: un lieu symbole de la lutte des noirs contre l'esclavage. L'Emanuel African Methodist Episcopal Church rassemble la plus ancienne communauté noire de Charleston, ville historique de l'époque des plantations, située dans le sud-est des Etats-Unis.

La détermination glaçante de Dylann Roof avait ajouté à l'effroi: paraissant à peine sorti de l'adolescence, il avait tranquillement prétendu participer à une séance d'étude de la Bible, avant d'ouvrir le feu sur les fidèles réunis. "Je dois le faire. Vous violez nos femmes et vous vous emparez de notre pays. Vous devez partir", avait-il prononcé en rechargeant son calibre 45. Il a une dernière fois mardi justifié par ses convictions personnelles cet acte, dans la plaidoirie finale de son procès. "J'ai estimé que je devais le faire, et j'estime toujours qu'il fallait que je le fasse", a-t-il déclaré, peu après que le procureur eut requis la peine capitale à son encontre.