Turquie : l'OSCE déplore l'absence "d'opportunités égales" pour les candidats

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Turquie : l'OSCE déplore l'absence "d'opportunités égales" pour les candidats
Recep Tayyip Erdogan a remporté dimanche et dès le premier tour la présidentielle turque. @ BULENT KILIC / AFP
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Lundi, dans un rapport, l'OSCE reconnaît cependant que les procédures ont été "généralement suivies" lors de l'élection présidentielle turque de dimanche. 

Une mission d'observateurs internationaux déployés pour les élections en Turquie, remportées par le président Recep Tayyip Erdogan et son parti, a dénoncé lundi l'absence "d'opportunités égales" pour les différents candidats.

Des procédures "généralement suivies". "Même s'il n'y avait pas d'opportunités égales, la plupart des compétiteurs ont pu transmettre leurs messages au public", ont affirmé la mission commune d'observateurs de l'OSCE et du Conseil de l'Europe, dans un rapport préliminaire lu lors d'une conférence de presse à Ankara. Toutefois, "le jour des élections, les procédures ont été généralement suivies, même si des mesures légales importantes ont souvent été omises pendant le décompte" des voix a ajouté le chef de la mission de l'OSCE Ignacio Sanchez Amor en présentant le texte à la presse.

Ainsi, certains bulletins n'étaient pas tamponnés par les comités en charge des bureaux de vote, et les bulletins n'étaient pas systématiquement enregistrés lors de leur livraison dans les bureaux de vote, une irrégularité qualifiée de "sérieuse" dans le rapport.

Pointant des "restrictions" auxquelles ont été soumis certains observateurs internationaux, le texte explique que "les évaluations négatives (des observateurs) étaient souvent liées à la présence de personnels non-autorisés, souvent des policiers, qui sont parfois intervenus dans le processus".

Conditions de campagne "inéquitables". Le président Recep Tayyip Erdogan a remporté dimanche un nouveau mandat aux pouvoirs renforcés à la tête de la Turquie et l'alliance dominée par son parti a obtenu la majorité au Parlement. L'opposition a reconnu sa défaite tout en déplorant une campagne injuste.  Le rapport de l'OSCE et du Conseil de l'Europe met en avant en effet les conditions de campagne inéquitables des différents partis, notamment sur le plan médiatique, le parti au pouvoir et le président sortant bénéficiant d'une couverture "plus favorable". "Les organes médiatiques, dont l'audiovisuel public, n'ont pas offert aux électeurs des informations équilibrées sur les différents candidats", selon l'OSCE.