Procès "Rubygate" : Berlusconi définitivement blanchi

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Procès "Rubygate" : Berlusconi définitivement blanchi
@ GIUSEPPE CACACE / AFP
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ITALIE - Cette décision ne met toutefois pas un terme aux autres ennuis judiciaires de l'ancien président du Conseil.

L'info. La Cour de cassation a confirmé mardi soir l'acquittement en appel de Silvio Berlusconi dans le procès dit "Rubygate" pour prostitution de mineure et abus de pouvoir, a annoncé l'agence italienne AGI. Dans cette affaire, du nom de la jeune danseuse Karima El-Mahroug dite Ruby, Silvio Berlusconi, 78 ans, avait été condamné en 2013, en première instance, à sept ans de prison et à l'interdiction à vie de mandat public pour prostitution de mineure et abus de pouvoir. Le tribunal l'avait alors jugé coupable d'avoir rémunéré des prestations sexuelles de Ruby lorsque celle-ci était encore mineure, et d'avoir fait pression sur la préfecture de Milan pour la faire relâcher lorsqu'elle avait été arrêtée pour un larcin.

A nouveau libre de ses mouvements. Mais en juillet 2014, une cour d'appel avait acquitté le magnat des médias de toutes les charges retenues contre lui. Définitivement mis hors de cause dans cette affaire, l'ancien chef du gouvernement est également à nouveau libre de ses mouvements. Assigné à résidence chaque fin de semaine depuis mai dernier et contraint de se rendre chaque vendredi dans un centre social d'aide aux personnes âgées, il a depuis ce week-end purgé cette peine d'intérêt général, prononcée pour fraude fiscale.

Les autres affaires qui l'attendent. Cette décision ne met toutefois pas un terme aux autres ennuis judiciaires de Silvio Berlusconi. Ce dernier fait tout d'abord face à un procès en cours pour corruption de sénateur. Dans cette affaire, Silvio Berlusconi est accusé d'avoir versé trois millions d'euros à un sénateur pour qu'il quitte la coalition de gauche et fasse chuter, en 2008, le gouvernement de Romano Prodi. Un autre procès, appelé par les médias "Ruby-ter" le guette également. La justice le soupçonne, avec deux de ses avocats, d'avoir payé des jeunes femmes citées dans le procès "Rubygate", pour qu'elles témoignent en sa faveur. Silvio Berlusconi n'en a donc pas fini avec la justice. 

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