Roumanie : l'eurodéputée sociale-démocrate Viorica Dancila nommée Premier ministre

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Roumanie : l'eurodéputée sociale-démocrate Viorica Dancila nommée Premier ministre
Viorica Dancila remplace Mihai Tudose, démissionnaire lundi, après avoir perdu le soutien de sa formation politique, le Parti social-démocrate (PSD).@ George Calin / AFP
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L'eurodéputée remplace au poste de Premier ministre un autre social-démocrate, Mihai Tudose, deux jours après la démission de ce dernier.

Une sociale-démocrate en remplace un autre. Le président roumain de centre droit Klaus Iohannis a nommé mercredi l'eurodéputée Viorica Dancila au poste de Premier ministre, en remplacement de Mihai Tudose, acculé à la démission lundi par sa majorité de gauche.

Une "nouvelle chance" pour les sociaux-démocrates. "Après avoir pesé tous les arguments, j'ai décidé de donner une nouvelle chance aux sociaux-démocrates et de nommer la personne qu'ils ont proposée", a déclaré Klaus Iohannis à l'issue de consultations avec les partis politiques. Si elle obtient le vote du Parlement, Mme Dancila deviendra la première femme à diriger un gouvernement roumain, mais aussi le troisième Premier ministre en l'espace de sept mois, ses deux prédécesseurs ayant été éjectés par leur Parti social démocrate (PSD).

Une proche de Dragnea. Viorica Dancila, 54 ans, diplômée de l'Institut du pétrole et du gaz de Ploiesti, dans le sud du Pays, est considérée comme une proche de l'homme fort du PSD Liviu Dragnea, vainqueur des législatives de décembre 2016. Ce dernier, qui ne peut pas briguer ce poste en raison d'une condamnation à deux ans de prison avec sursis pour fraude électorale avait fait nommer puis contraint à la démission les deux précédents Premiers ministres, Sorin Grindeanu et Mihai Tudose. Inconnue du grand public, Viorica Dancila s'est fait remarquer en février en défendant devant le Parlement européen une tentative controversée du gouvernement roumain d'assouplir le code pénal qui aurait permis à certains responsables convaincus de corruption d'échapper à des poursuites. Vivement critiqué par Bruxelles ce projet de loi avait été abandonné après avoir suscité une vague de contestation sans précédent depuis la chute du régime communiste fin 1989.