Pays-Bas : après avoir menti sur une rencontre avec Poutine, le chef de la diplomatie démissionne

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Pays-Bas : après avoir menti sur une rencontre avec Poutine, le chef de la diplomatie démissionne
Le ministre devait partir quelques heures plus tard pour une visite officielle en Russie.@ Emmanuel DUNAND / AFP
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Le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Halbe Zijlstra, a démissionné mardi, après avoir reconnu la veille qu'il avait menti sur une rencontre avec Vladimir Poutine remontant à 2006.

Le ministre néerlandais des Affaires étrangères Halbe Zijlstra a démissionné mardi, admettant devant la chambre basse du Parlement avoir menti sur sa présence lors d'une rencontre en 2006 avec le président russe, Vladimir Poutine.

Une polémique grandissante. "Je ne vois pas d'autre option aujourd'hui que de présenter ma démission à Sa majesté le roi", a-t-il dit, visiblement ému, mettant fin à une polémique grandissante et alors qu'il devait partir quelques heures plus tard pour une visite officielle en Russie.

Un exemple de "fake news" pour la Russie. Le ministre a admis qu'il n'avait pas assisté personnellement à cette réunion et que les propos du président russe lui avaient en fait été rapportés. D'après le quotidien De Volkstrant, la source des propos prêtés à Vladimir Poutine serait un ancien dirigeant de l'entreprise Shell, Jeroen van der Veer. Pour l'ambassade de Russie aux Pays-Bas, il s'agit d'un exemple flagrant de "fake news". "La Russie est régulièrement accusée de diffuser de fausses informations (...) N'est-ce pas un bon exemple de 'fake news' dirigée contre notre pays ?", dit-elle dans un communiqué.

La motion de défiance contre le Premier ministre rejetée

Les députés néerlandais ont par ailleurs rejeté dans la soirée une motion de défiance mardi contre le Premier ministre Mark Rutte.  La motion de défiance, rejetée avec 101 voix contre et 43 voix pour, avait été introduite par le député Geert Wilders du Parti pour la Liberté (PVV), qui avait jugé "inacceptable" que le Premier ministre, à la tête d'une coalition très fragile, n'ait pas informé les députés du scandale autour de son ministre des Affaires étrangères.