Otage française au Mali : "J’aurais aimé qu’un responsable politique m’appelle", s'indigne son mari

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Le mari de Sophie Pétronin, enlevée en décembre à Bamako, déplore au micro d'Europe 1 le manque de communication de la part du gouvernement sur le sort de sa femme.

Emmanuel Macron est à Bamako, au Mali, pour sa deuxième visite depuis son élection. Il a assisté ce dimanche matin au sommet du G5 Sahel sur la création d'une force africaine anti-djihadiste. Un sommet qui s'est tenu quelques heures à peine après la diffusion par Al-Qaïda au Mali d'une vidéo montrant six otages étrangers au Sahel, parmi lesquels l'humanitaire française Sophie Pétronin, enlevée le 24 décembre dernier à Gao.

Le silence du Quai d'Orsay. On ignore quand et dans quelles conditions ces images ont été tournées et le Quai d'Orsay n'a pas réagi. Mais Jean-Pierre Pétronin, le mari de l'otage française, regrette que personne du gouvernement n'ait pris la peine de s'entretenir avec lui. "J’aurais aimé qu’un responsable politique m’appelle et me dise : 'écoutez, on ne sait pas si c’est vrai ou pas', etc.", s’indigne-t-il au micro d’Europe 1. 

"Ma femme a 72 ans". Installé au Mali depuis 2001, Sophie Pétronin avait fondé une association à but non lucratif, dont l’un des objectifs était la construction d’un centre d’accueil pour les orphelins. "Il ne faut pas oublier que ma femme a 72 ans. Le Mali n’est pas facile à vivre. Ça ne va pas pouvoir durer des années et des années. J’espère qu’ils vont faire ce qu’il faut", explique Jean-Pierre Pétronin.

Un appel à l'aide. "Surtout, je fais appel à notre gouvernement - en plus notre président est sur place – pour qu’il se passe quelque chose. Pendant six mois, je ne sais pas ce qui s’est passé", déplore-t-il. En déplacement à Bamako, le chef de l’Etat a salué la création par le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Tchad et la Mauritanie d’une force africaine anti-djihadiste. L'Union européenne (UE) a déjà promis 50 millions d'euros.