Assassinat d'Hervé Gourdel : ses compagnons de trek entendus

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Assassinat d'Hervé Gourdel : ses compagnons de trek entendus
@ SIPA
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COMPLICITÉ - La sûreté algérienne soupçonne l’un des compagnons d’Hervé Gourdel de complicité avec les terroristes responsables de sa mort.   

Les compagnons de randonnées entendus par la police. Alors que l’opinion publique est en émoi après la décapitation d’Hervé Gourdel dans les montagnes de Kabylie, les enquêteurs de la police algérienne, eux, poursuivent leurs investigations. Elles les mènent pour l’instant aux cinq compagnons de randonnée d’Hervé Gourdel.

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En contact avec les ravisseurs ? De lourds soupçons pèsent sur les cinq personnes avec qui il se trouvait dans le massif du  Djurdjura, selon un officier de la sûreté algérienne qui s’est confié au micro du correspondant d’Europe 1 en Algérie. En effet, l’armée est convaincue que l’un de ses accompagnateurs est en fait un complice de Jund Al-Khilafa, le groupe islamique qui revendique l’assassinat de l’otage français. Et pour cause, peu d’Algériens osent se rendre dans ce massif montagneux de Kabylie ou règnent les organisations terroristes. Pour l’armée, si un guide français a pu s’y rendre, c’est donc qu’un des accompagnateurs était en contact avec les ravisseurs.

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Jusqu'à douze jours de garde à vue. Aucune charge n'a été encore retenue contre ces amateurs de sports de montagne qui se sont rendus aux autorités après avoir été relâchés par les ravisseurs d'Hervé Gourdel selon ces sources. Selon la loi, ils auraient dû prévenir les autorités qu'ils accueillaient un étranger. En Algérie, la garde à vue peut aller jusqu'à 12 jours en matière de faits liés au terrorisme. Les enquêteurs cherchent à comprendre comment les quatre hommes ont rencontré l'otage décapité et dans quelles circonstances ils l'ont conduit à effectuer une randonnée dans une zone réputée pour abriter des groupes armés islamistes.

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"Ce sont des amateurs de trekking et de ski qui connaissent très bien la zone et qui servent de guides aux randonneurs", a expliqué un employé du parc national du Djurdjura, en excluant une possible relation entre eux et le groupe Jund al-Khilafa qui a revendiqué l'enlèvement et la décapitation de l'otage.