Noël sanglant au Congo : 22 civils massacrés au Nord-Kivu

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Noël sanglant au Congo : 22 civils massacrés au Nord-Kivu
@ EDUARDO SOTERAS / AFP
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Les autorité locales ont imputé ce massacré, perpétré dans le Nord-Kivu, à des rebelles ougandais.

Vingt-deux civils ont été massacrés samedi et dimanche par des assaillants armés au Nord-Kivu, dans l'Est de la République démocratique du Congo, selon une source officielle.

Deux ans de massacres. Le drame s'est produit à Eringeti et dans ses environs, dans le territoire de Beni, zone du nord du Nord-Kivu ensanglantée depuis plus de deux ans par une vague de massacres ayant fait plus de 700 morts, selon l'administrateur territorial, Amisi Kalonda, qui a imputé la tuerie aux Force démocratiques alliées (ADF) , rébellion ougandaise musulmane installée dans la région depuis plus de vingt ans. "Les ADF ont encore endeuillé la population de Beni territoire à Eringeti et dans ses environs. Hier, ils ont tué dix civils" à Eringeti, a déclaré Amisi Kalonda, joint par téléphone de Goma, la capitale du Nord-Kivu.

Des victimes tuées à coups de machettes. "Douze autres corps ont été retrouvés [dimanche] dans des villages environnants" par l'armée qui poursuivait les assaillants, a-t-il ajouté. Selon lui, l'attaque a commencé en début d'après-midi samedi contre la ville d'Eringeti, déjà frappée par plusieurs massacres similaires. "Le mode opératoire, c'est toujours le même", a dit Amisi Kalonda : les victimes ont été tuées "à l'arme blanche et à la machette". Confirmant l'attaque, un porte-parole des Forces armées de la RDC (FARDC) a déclaré que l'armée avait "tué quatre rebelles ADF". "Le bilan est très lourd pour les civils", a ajouté l'officier sans donner de chiffre des victimes.

Un bilan provisoire. "Les ADF ont attaqué Eringeti et ses environs", a déclaré pour sa part Teddy Kataliki, président de la Société civile du territoire de Beni, coalition d'associations locales. "Déjà hier, 10 corps ont été retrouvés, et aujourd'hui 12 autres corps de civils", a-t-il ajouté, estimant qu'il s'agissait d'un bilan encore provisoire. "Nous ne comprenons pas cette situation qui continue à endeuiller le territoire de Beni", a-t-il dit. Joint vers 19h45, il a fait état d'une autre attaque en cours contre la ville d'Oicha, plus au sud depuis 16h00 (14h00 GMT). Le capitaine Hazukay a confirmé que l'armée était en opération dans cette zone, et a refusé de donner plus de détails avant que celle-ci ne soit achevée.