Mauritanie : peines réduites en appel pour 13 militants anti-esclavagistes, 10 libérables

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Mauritanie : peines réduites en appel pour 13 militants anti-esclavagistes, 10 libérables
Les 13 militants avaient été arrêtés entre fin juin et début juillet pour leur implication présumée dans une manifestation violente survenue lors du déplacement forcé d'un bidonville.@ SEYLLOU / AFP
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Lors de leur procès, leurs avocats ont dénoncé les tortures infligées à leurs clients ainsi qu'une "parodie de justice".

Des peines réduites ont été prononcées vendredi au procès en appel de 13 militants anti-esclavagistes mauritaniens jugés pour participation à une manifestation violente contre l'évacuation forcée d'un bidonville, dont trois seulement resteront en prison, a-t-on appris de source judiciaire.

Trois militants acquittés. La Cour d'appel de Zouerate (nord) a acquitté trois des militants de l'Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA, ONG anti-esclavagiste), en a condamné sept autres à quatre mois de prison ferme, qu'ils ont déjà purgés, a-t-on précisé. Deux des trois restants ont écopé de trois ans ferme et le dernier de six mois, selon la même source.

"Ceci est très positif". "La Cour a corrigé une erreur commise en première instance, en requalifiant les faits en délit, et non en crime. Ceci est très positif", s'est félicité un des avocats de la défense, Bah Ould Mbareck. "Cependant, nous continuons à penser que tous sont innocents", a-t-il souligné, précisant que la défense envisageait de se "pourvoir en cassation, surtout s'agissant de personnes condamnées pour leur appartenance à une organisation non autorisée".

Prison ferme pour cinq habitants du bidonville. Quant aux sept habitants du bidonville, deux ont été acquittés, les autres condamnés à des peines de quatre mois à cinq ans ferme. Trois ont donc recouvré la liberté en début de soirée, a-t-on ajouté.

Le parquet avait réclamé mercredi vingt ans de prison contre l'ensemble des prévenus, qui avaient été condamnés en première instance à Nouakchott à des peines de trois à 15 ans de prison. Le procureur a soutenu que tous avaient "directement pris part aux événements", les accusant de "rébellion contre la force publique et de vandalisme". Il n'était pas possible dans l'immédiat de savoir si le parquet comptait exercer un pourvoi contre la décision d'appel.