Ce que l'on sait de l'attaque terroriste de Londres

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L'explosion d'un engin artisanal dans le métro londonien a fait 29 blessés, vendredi. Alors que les auteurs sont toujours recherchés, l'État islamique a revendiqué l'attentat dans la soirée.

L'ESSENTIEL

La police britannique s'est lancée dans une "chasse à l'homme", vendredi après un attentat dans le métro de Londres. Une bombe artisanale a explosé, faisant 29 blessés, dont aucun grièvement. L'attentat s'est produit à la station de Parsons Green, dans un quartier aisé du sud-ouest de la capitale britannique. Dans la soirée, le groupe État islamique a revendiqué l'attaque.

Les informations à retenir :

  • Un attentat, commis par un engin explosif artisanal, s'est produit vendredi matin dans le métro londonien

  • 29 personnes ont été blessées, dont aucune grièvement

  • Le, ou les auteurs, sont activement recherchés. L'État islamique a revendiqué l'attaque

  • La Grande-Bretagne a décidé de relever son niveau d'alerte, de "grave" à "critique"

29 blessés. L'explosion, qualifiée d'acte "terroriste" par la police britannique, s'est produite vers 8h20 (7h20 GMT) dans la station de Parsons Green, située à Fulham, un quartier aisé du sud-ouest de la capitale. Il a été perpétré par un engin explosif artisanal, a déclaré le commandant de l'unité antiterroriste de la police londonienne, Mark Rowley. La Première ministre britannique, Theresa May, a ajouté un peu plus tard que "l'engin explosif était destiné à faire d'énormes dégâts." Dans un bilan actualisé, les services de santé ont fait savoir que 29 blessés, dont aucun grièvement atteint, avaient été traités à l'hôpital, "la plupart" pour des brûlures.

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Les auteurs recherchés, l'EI revendique. "Nous recherchons des suspects", a indiqué vendredi soir à la presse Mark Rowley. L'enquête a fait "vraiment de bon progrès", a-t-il assuré. "Quelqu'un a placé cet engin explosif artisanal dans le métro. Nous devons garder l'esprit ouvert à ce stade sur qui il est et des complices potentiels", a précisé le commandant. L'attentat a été revendiqué dans la soirée par l'État islamique, via son organe de propagande. 

Un seau en feu. Des photos diffusées sur Twitter montraient ce qui pourrait être l'engin explosif artisanal : un seau blanc en train de brûler dans un sac en plastique de supermarché à l'intérieur d'une rame de métro, à proximité des portes automatiques, et dont sortaient des fils électriques. Louis Hather, 21 ans, qui se rendait à son travail et se trouvait dans la rame, a décrit à l'AFP "des gens qui criaient et se précipitaient dans les escaliers". Blessé à la jambe dans la bousculade, il a réussi à sortir dans la rue où "des gens pleuraient". 



Un usager a filmé le seau en train de brûler :

Le niveau d'alerte relevé à "critique". Le niveau d'alerte a été relevé de "grave" à "critique", a indiqué la Première ministre britannique, ce qui signifie qu'un attentat est "imminent". Ce niveau avait jusqu'ici été maintenu à "grave", signifiant qu'un attentat était "hautement probable". Des policiers armés et des militaires seront ainsi visibles dans les rues dès les prochains jours, a précisé Theresa May, dans une allocution télévisée. En tout, 1.000 policiers seront redéployés "à travers le pays", a précisé Mark Rowley.

Un contexte très tendu au Royaume-Uni. L'attaque intervient après une série d'attentats au Royaume-Uni, la plupart revendiqués par le groupe État islamique. En juin, des assaillants à bord d'une camionnette avaient foncé contre des passants sur le London Bridge avant d'en poignarder plusieurs, faisant 8 morts. Un autre attentat avait visé des fidèles près de la mosquée londonienne de Finsbury Park en juin, perpétré par un homme qui avait foncé contre la foule, faisant une dizaine de blessés et un mort. Vendredi, le maire de Londres Sadiq Khan a condamné les "individus ignobles qui tentent d'utiliser le terrorisme pour nous toucher et détruire notre mode de vie", assurant : "mais nous ne nous laisserons jamais intimider ni battre par le terrorisme".