L'Iran est prêt à discuter d'un "plan d'action" sur la Syrie

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L'Iran est prêt à discuter d'un "plan d'action" sur la Syrie
@ TIMOTHY A. CLARY / AFP
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Le président iranien Hassan Rohani est prêt à s’asseoir autour d’une table avec les Etats-Unis, la Russie et les Européens.

"Nous devons tous agir de concert et avoir une formule pour chasser les terroristes, immédiatement". Le président iranien Hassan Rohani a tendu la main, dimanche, aux Etats-Unis, à la Russie et aux Européens, avec qui il veut discuter d'un éventuel plan d'action en Syrie.

"Nous devons parler des options à venir". "Ce n'est pas un problème pour nous (...) d'entamer des discussions pour déterminer et mener à bien le plan d'action suivant, après que les terroristes auront été chassés du territoire" syrien, a-t-il expliqué dans un entretien avec la radio américaine publique NPR qui sera diffusé dans son intégralité lundi. "Nous devons parler des options à venir" avec le gouvernement syrien et "toutes les parties concernées", dans le but "d'aboutir en commun à un plan d'action", a-t-il ajouté.

"L'avenir de la Syrie ne peut pas passer par Bachar al-Assad". L'Iran est, avec la Russie, un des plus fermes alliés du régime de Bachar al-Assad, qu'il soutient militairement. Mais si les Occidentaux ont assoupli leur position sur le sort de Bachar al-Assad, qui n'est plus une condition préalable avant des négociations de paix en Syrie, François Hollande, lui, campe sur une ligne de fermeté : "l'avenir de la Syrie ne peut pas passer par Bachar al-Assad", a-t-il répété dimanche lors du sommet de l'ONU aux Etats-Unis. Mais après s'être entretenu avec son homologue iranien, le président français a rappelé que "l'Iran était un acteur mais aussi un facilitateur. Les paramètres sont connus : un rassemblement dans l'esprit du communiqué de Genève où la question de Bachar al Assad ne pouvait pas être posée comme une réponse", a-t-on rapporté dans son entourage.